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 After the rain has fallen. || Marion

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Nusicaa Wiltman (abs)
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MessageSujet: After the rain has fallen. || Marion   Jeu 12 Fév - 19:09

    « ¡ Perro estúpido ! grommela la jeune femme dans l’une des trois langues qui avaient bercé son enfance. »

    En poussant un soupir profondément agacé, elle se baissa sur le sol recouvert de neige, afin d’y récupérer le journal qui venait d’y tomber, et dont le malicieux chien tenait un morceau entre ses dents. Se relevant, Nusicaa jeta sur ce dernier un regard totalement dépourvu d’amusement ou autre sentiment de ce genre. D’un geste brusque mais droite, bandée, elle l’enjoignit à s’en aller immédiatement. L’animal inconnu – qui n’était pas Lou, celle-ci étant restée avec le frère de sa maîtresse depuis Madrid – hésita, fixant cette femme qui prenait si mal ses tentatives d’amusement mais, comprenant certainement qu’il ne faisait guère plus que lui porter sur les nerfs, il renonça et tourna les talons, s’éloignant en trottinant. Les humais sont des êtres étranges, de toute façon… Nusicaa, sans vraiment y faire attention, le suivit du regard jusqu’à ce qu’il ne disparaisse au coin d’un des bâtiments du Domaine de la Rose Noire. Puis, repoussant de son autre main, toujours bandée, une mèche de cheveux qui venait lui chatouiller et qui l’énervait prodigieusement, elle reprit sa route en direction de prés. Il faisait beau ce matin-là. Un timide soleil s’était levé, chassant enfin les nombreux et impénétrables nuages qui, depuis quelques jours, planaient sur la Camargue. Il était temps. Levant la tête, la belle brune offrit aux pâles rayons son visage mat. Ces derniers purent d’ailleurs s’étonner du long pansement qui courrait le long de sa joue gauche et dont dépassait une marque rougeâtre qui se terminait sur ses lèvres. Mais le ciel – chose tout à fait normale et ordinaire et dont le contraire pourrait d’ailleurs inquiéter – ne fit montre d’aucune surprise et Nusicaa ne fit que fermer doucement les yeux, profitant de rayons dont le monde lui semblait avoir bien trop longtemps était privé. Le soleil est un astre particulièrement paresseux…

    La belle se mit à écouter avec un amusement puéril les crissements de la neige sous vieilles boots. Il en était tombé durant presque toute la nuit, c’était donc de la poudreuse qui recouvrait le sol sur lequel elle marchait. C’est presque avec un plaisir enfantin qu’elle constata qu’elle était même la première à y laisser des traces et qu’elle s’appliqua à appuyer sur ses pas de façons à laisser les marques visibles du dessous de ses chaussures. On se distrait comme on peu… Ses prunelles chocolatées, allumées de leur habituelle étincelle de fierté mais aussi d’un éclat plus ou moins inhabituel, balayèrent le paysage blanc qui s’étalait devant elle. Le tableau qu’offraient les terres du domaine, surtout désert et à cette heure-ci, avait quelques chose de féeriques qui aurait certainement inspiré plus d’un rêveur. La neige, immaculée et scintillante sous les rayons d’un froid soleil hivernal ; l’azur délavé d’un ciel délesté de toute l’obscurité de la nuit et du moindre petit nuage ; le silence étouffé de ces jours neigeux… Tout y était. Un sourire étira doucement les lèvres de Nusicaa qui, pourtant, était loin d’être la personne que l’on pourrait le mieux qualifier de rêveuse puis son regard tomba sur le journal, et enfin l’iPod qu’elle avait en main. D’un geste expert qui trahit l’habitude, elle pianota sur ce dernier, faisant défiler morceaux et artistes. Tryo, Sting et de nombreux autres passèrent sous ses yeux sans réellement attirer son attention. L’heureuse élue se trouva finalement être une chanson de U2. Elle ne prit même pas la peine d’en regarder le titre, sachant qu’elle lui plairait de toute façon, et rangea l’appareil dans la poche de sa veste d’équitation.

    Tout en rêvassant, la jeune femme finit tout de même par se retrouver en face de la pâture d’éthologie, endroit où elle avait rendez-vous. Ses fières prunelles parcourent les alentours, ne rencontrant rien ni personne qu’un oiseau attardé et complètement suicidaire de fouiller ainsi dans la neige alors qu’elle recouvrait le sol d’une couche qui devait faire deux fois sa taille. Nusicaa sourit. Marion ne tarderait certainement pas à arriver. Un coup d’œil jeté sur sa montre apprit à l’apprentie éthologue – puisque c’était pour ça qu’elle était ici – qu’elle avait cinq minutes d’avance. En chassant une nouvelle mèche de son nez, elle se dirigea vers la clôture en bois qui délimitait le pré et s’ assit lestement dessus, froissant au passage le journal qui, décidément, n’avait pas de chance. Dommage… après avoir résisté à la neige, certaines pages succomberait certainement à cette nouvelle injustice que la vie lui faisait à lui, un innocent quotidien. Enfin, innocent… Distraitement, elle tourna les pages les unes après les autres, jetant des regards distraits sur les articles. A vrai dire, elle ne cherchait pas de lecture particulière, juste histoire de s’occuper avant l’arrivée de son amie. Où plutôt, elle espérait ne rien trouver de particulier… Elle arrivait vers la fin du journal, vaguement satisfaite, lorsque le titre d’un article, perdu au milieu de plusieurs autres. Ses prunelles, soudain illuminée d’un éclat de colère, parcoururent le texte d’une seule traite, avant qu’elle ne rejette rageusement le journal, qui alla se déposer sur le sol froid et recouvert de neige sans que personne, cette fois-ci, ne songe seulement à le récupérer pour qu’il ne s’imbibe pas d’eau.

    « Putain… marmonna-t-elle. »

    Forcément, il y avait des choses qui ne pouvaient se louper… Avec un geste d’impatience, elle coupa la musique qui lui explosait dans les oreilles, juste à temps pour entendre une voix familière. Relevant la tête, chassant immédiatement de ses traits toute expression indésirable, elle chercha des yeux la silhouette qu’elle s’attendait à rencontrer. Visiblement, les paroles qu’elle n’avait pas réellement entendue ne lui étaient pas encore adressée puisque lorsqu’elle vit apparaître Marion, elle avait les yeux posé sur le grand cheval qu’elle tenait en longe. Just Another, en l’occurrence. Nusicaa se laissa agilement tomber au bas de la barrière sur laquelle elle était perchée, elle offrit à son amie un sourire amical digne des meilleurs comédiens, dépourvu de la moindre parcelle d’amertume ou de colère quand elle posa ses yeux d’or fondu sur elle. Malheureusement, elle ne pouvait effacer les traces physiques de ce qui s’était passé deux jours plus tôt, à savoir les pansements et coupures…

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Marion Duval
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MessageSujet: Re: After the rain has fallen. || Marion   Jeu 12 Fév - 21:07

    « Tu devrais pas être déjà partie toi ? »

    Eh merde… Raccrochant le téléphone sans même prendre ne serait-ce que la peine de saluer son meilleur ami, Marion se jeta du canapé pour aller se changer. Elle n’avait même pas encore mit ses affaires de travail, et il était quinze heures. Dans près d’une demie heure, elle avait rendez-vous avec son amie Nusicaa –devenue son apprentie- pour son premier cours d’équitation éthologique. Sauf qu’elle mettait pas mal de temps à aller au Domaine avec toute cette neige, et qu’il fallait qu’elle prépare son cheval. C’était mal parti, elle le sentait. La belle retira son jean pour revêtir une culotte de cheval gris foncé. Ôtant son gilet blanc, elle prit un pull en polaire gris clair qu’elle enfila en vitesse. Quelques courtes minutes plus tard, elle laçait sa paire de vieilles Converse noires d’écurie. Elle attrapa la veste du Domaine de la Rose Noire, la mit sur ses épaules, la ferma, la superposa d’une écharpe et sortit de la maison. Kiss Cool, son adorable chien noir et blanc, était resté aux écuries à l’heure du repas. Il savait très bien que s’il suivait sa maîtresse, il marcherait dans la neige… La jeune femme passa une main délicate dans sa longue et soyeuse chevelure noire pour se débarrasser des mèches foncées qui voilaient son visage. Tout en verrouillant la porte, elle jeta un coup d’œil sur sa montre. Tout allait bien, il lui restait vingt minutes.

    ***


    C’est après une bonne dizaine de minutes à marcher dans la forêt enneigée que Marion arriva aux écuries. Essoufflée pour avoir marché trop vite, elle s’installa sur une botte de paille afin d’enfiler ses bottes de travail. Hors de question de mettre un pied dans le box de Just –ferré et très peu délicat- avec des chaussures aussi fines. Ce ne fut pas long, car peu de temps après elle filait déjà vers la sellerie. Cette dernière était pleine à craquer. Evidemment, c’était l’heure où tous les élèves rentraient de cours. Il fallait donc brosser sangles, tapis et protections, ranger les casiers, nettoyer les vieux cuirs et balayer. La belle dût s’excuser plusieurs fois avant d’arriver à son casier –ou armoire dans son cas. Lorsque la porte en métal grinça, il y eut un silence complet dans la pièce. Tout le monde se retourna vers elle, avec des prunelles rondes comme des billes. Bonjour la discrétion. La belle n’y fit pas plus attention que cela. Elle prit un licol en corde rouge, un seau contenant le matériel de pansage et des protections vermeilles, un stick et un cerceau. Pour finir, chargée comme un âne, elle referma le placard et se fraya un chemin pour sortir.

    « Tu vas travailler Just Another ? Se risqua une élève d’environ dix-sept ans.
    - Oui, aujourd’hui j’enseigne, déclara-t-elle distraitement.
    - Ooh, je peux venir avec toi ?
    - Tant que tu ne préviens pas tout le Domaine, c’est bon. »

    Sans attendre sa réponse, Marion poussa la porte et prit l’allée centrale, bordée de dizaines de boxes. Quelques secondes plus tard, la jeune femme déposa son chargement sur le porte selle à l’entrée du box de Just Another. Celui-ci, entendant la voix mélodieuse de sa cavalière, passa la tête par-dessus la porte, pointa les oreilles vers elle et poussa un hennissement joyeux. La belle lui fit deux ou trois caresses en entrant dans l’espace clos. Elle décida qu’il était mieux de mettre une chemise pour aller travailler dehors. Il faisait trop froid pour partir ainsi. La jeune femme repoussa la couverture sur les reins de son cheval, bouchonnant les parties charnues qui lui apparaissaient en premier. A l’aide d’une époussette, elle lustra le poil, nettoya les zones délicates et retira la poussière de sa robe noire. Dans son élan, elle cura les quatre sabots –vérifiant corne et ferrure au passage. Par la suite, elle démêla ses longs crins ébène, et repositionna la couverture à sa place initiale, le temps qu’elle aille chercher plus léger. La belle ferma le box et partit, au pas de course, vers la sellerie où elle prit une chemise en polaire rouge. C’était sa période sang, puisque c’était la couleur qui allait le mieux à son cheval et qui ressortait parfaitement lors d’une balade en forêt. Lorsqu’elle revint au box, elle posa les guêtres, protèges boulets et cloches sur les membres du beau brun, puis troqua la couverture de repos contre la chemise. Ainsi il avait vraiment fière allure. Ce fut enfin l’heure de sortir. La belle brune prit le licol en corde, le noua habilement autour de la fine tête de son cheval et prit la longe dans sa main droite.

    « Let’s go boy. »

    ***

    Joyeusement, l’étalon noir se déplaçait à côté de sa propriétaire dans l’allée enneigée. Un peu plus loin se trouvait la jeune fille qui voulait absolument la voir travailler. Elle portait son appareil photo autour du coup, mitraillant son idole autant qu’elle le pouvait. Marion, elle, se laissa bercer par le balancement des hanches de son cheval, et le bruit de leurs pas dans la poudreuse. Elle se entait bien, surtout près du grand noir. Avec lui, elle ne risquait aucune agression : grand comme il était, personne n’osait l’approcher.

    « Salut, lança-t-elle quand elle aperçut Nusicaa au loin. Prête pour la démo ? »

    Les oreilles de Just se pontèrent en avant, par curiosité. Il renâcla, s’ébroua et suivit sa maîtresse qui se glissait dans le champ. Il connaissait cet endroit, et à chaque fois qu’il s’y rendait, il pouvait se défouler. Sauf que ce jour-là, elle ne le laisserait pas galoper comme un sauvage dans la neige : c’était bien trop dangereux.

    « La forme ? S’enquît-elle en dévisageant les étranges marques qui fendaient le visage la jolie brune. »

_________________

    « What will be the name of your children ? You can't hide forever. I can't see you. In the wheatfields. I have lost my sence of humour. Show me where you are. The grass is too tall. I can't even talk. The is no place. Down here. Small enough. For you to stay. I come back home and try to see. The hints you left for me. Never found the ring. Will you ever marry me ? »[/list]
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Nusicaa Wiltman (abs)
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MessageSujet: Re: After the rain has fallen. || Marion   Sam 14 Fév - 0:18

    « Salut, prête pour la démo ? »
    Nusicaa répondit à son amie d’un signe de tête et d’un sourire toujours aussi affectueux. C’est qu’elle était bonne comédienne, quand elle le voulait, cette jeune femme… Quittant sa barrière et marchant au passage sur le pauvre journal sans y faire attention, elle se dirigea vers Marion et sa magnifique monture. Caressant doucement l’encolure de cette dernière, elle détailla sa couverture et ses protections, d’une belle couleur rouge sang qui s’accordait harmonieusement avec sa robe baie brune et approuva d’un « Tu sais qu’t’es beau toi ? ». Passant une main brune et blanche dans ses crins, elle releva les yeux sur son amie, surprenant son regard.
    « La forme ? lui demanda Marion en posant ses yeux sur le visage marqué de la belle métisse. »
    Les lèvres abîmée de cette dernière s’étirèrent encore, un peu trop peut-être pour paraître réellement naturel, et l’une de ses main bandée chassa une mèche ondulée – décidément, les rebelles... – la repoussant vers l’arrière. En effet, vu l’état dans lequel elle se trouvait, la question de la jeune britannique n’était pas totalement dénuée de sens et de légitimité. Et encore, Nusicaa avait réussi à cacher sous une couche de fond de teint les traces de ce qui s’était passé après… après ce que des dramaturges aimant particulièrement l’ironie aurait appelé un excellent coup de théâtre. Seulement, il y avait d’autres choses que même toute la volonté – et le fond de teint – du monde ne pouvait cacher. Une étincelle de colère et de fierté brilla un instant dans les prunelles de la jolie brune à l’évocation de ce genre de souvenirs, mais elle réprima rapidement ce trop plein d’émotion.

    « La pêche, même ! répondit-elle sur un ton enjoué dans lequel il fallait une certaine dose d’habitude de la jeune femme pour découvrir l’ironie qui s’y cachait. J’ai juste vu voler une fenêtre… d’un peu trop près dirons-nous, ajouta-t-elle en haussant distraitement les épaules. »

    Sur ce mensonge, elle détourna les yeux, échappant de cette façon au regard pénétrant de son amie. Cette dernière était loin d’être idiote et de plus, connaissait bien Nusicaa, assez du moins pour deviner qu’elle n’était pas totalement honnête et indifférente à ce qu’elle venait de dire. De plus, la belle n’aimait pas lui mentir, sachant pertinemment qu’il n’y avait que peu de chances pour réussir à la duper par ce genre de procédés. Marion ne parlait pas beaucoup, au contraire de son amie qui pouvait s’avérer assez expansive, mais observait beaucoup. Et parfois, ça valait mieux que de longs discours… C’est donc en faisant mine d’avoir prononcé les mots les plus simples et les plus normaux du monde qu’elle promena tranquillement ses prunelles autour d’elle. Ces dernières tombèrent soudain sur une jeune fille en retrait, armée d’un appareil photo et dévorant du regard le bel équidé, sa championne de cavalière et sa gymnaste de campagne. Cette dernière arqua un sourcil – mimique qui lui était propre et qu’elle savait si facilement rendre méprisante mais qui, pour une fois, ne l'était pas – puis posa son regard chocolat sur son amie.

    « T’as amené des fans ? fit-elle sur le ton de la plaisanterie. »

    Elle tourna de nouveau la tête en direction de l’inconnu à l’appareil et lui adressa un sourire avenant. L’intéressée lui en rendit un à l’identique puis retourna à ses photos, profitant du trio de champions qu’elle avait à portée de main. L’occasion était belle, c’était compréhensible… Revenant à Marion, Nusicaa posa de nouveau sa main bandée sur l’encolure de Just, repoussant d’une caresse distraite les coups de nez curieux qu’il lui donnait sur la hanche. Elle se demanda un instant s’il était comme Flash – à la recherche d’une friandise quelconque – ou bien s’il s’amusait seulement.

    « Alors, c’est quoi le programme ? s’enquit-elle, histoire de commencer avec les choses sérieuse. »

    Un flash attira un instant son attention sur la « paparazzi » mais déjà celle-ci avait changé de place et se dirigeait vers la barrière à grandes enjambées, visant selon toute apparence la place que la jeune métisse occupait quelques instants plus tôt. Nusicaa la suivit distraitement du regard. Regard qui se fit cependant beaucoup moins pensif lorsque soudain, en cours de route, elle la vit se baisser vers le sol enneigé et y ramasser le fameux journal, laissé à l’abandon par sa précédente propriétaire. L’inconnue le sortit de la neige et y attacha un regard intéressé, parcourant de ses yeux verts la page qui avait encore eut le temps d’échapper à l’eau. Reconnaissant la page pour celle qui avait également attiré son attention quelques minutes plus tôt grâce à un article dont le titre pompeux gratifiait une famille d’écolo, Nusicaa grimaça fugacement avant d’interpeller le plus naturellement de monde la lectrice :

    « Cherches pas, rien d’intéressant aujourd’hui… lui lança-t-elle en se dirigeant vers elle. »

    L’intéressée – vu l’attention qu’elle prêtait à la page, c’était le cas de le dire – releva vivement la tête vers son interlocutrice, secouant négativement la tête en souriant. S’approchant d’elle, elle lui mit le journal sous le nez, pointant du doigt un des gros titres de la page.

    « Mais si, regardes, là, fit-elle en la forçant presque à lire le texte, Un pote m’avait dit qu’il avait entendu des coups d’feux l’autre soir. J’l’ai pas cru mais en fait, si…
    - Ah ouais, il m’avait échappé cet article, marmonna Nusicaa qui connaissait parfaitement bien l’article puisque c’est celui qui l’avait mise en colère juste avant l’arrivée de son amie.
    - A c’qui paraît, y’a eu un blessé mais il s’est tiré… Et deux jeunes qui ont été arrêtés. Ils disent même que c’était un mec et une fille et qu’elle, elle avait déjà tué quelqu’un et…
    - Ouais, c’est bon, on a pigé, la coupa brutalement et sur un ton agressif celle dont, sans le savoir, la jeune inconnue était entrain de parler.
    - Le prend pas comme ça, tu t’en fou de toute façon. C’est pas d’toi qu’on parle. Moi j’dis, faut vraiment être taré pour faire ça et ils auraient pas dut la relâcher… C’est dégueulasse de tuer, tu t’rend… »

    Sa tirade fut stoppée net par l’expression qui avait, soudainement, envahi les traits de la belle métisse. Elle fut si fugace que seule elle put la voir avant que Nusicaa ne parvienne à la réprima du mieux qu’elle le pouvait. Sans ménagement, elle lui prit le journal – ou du moins, ce qu’il en restait – et le plia de façon à ce qu’il rentre dans la poche de sa veste marron avant d’adresser un sourire – passé d’avenant à glacial – à la jeune femme et particulièrement significatif. Ceci fait, elle se tourna vers Marion. Bizarrement, elle sentait qu’elle allait devoir passer par la case explications…

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