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 Edward - Marion -

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Edward PAT
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MessageSujet: Edward - Marion -   Dim 28 Sep - 21:35

L'avion s'était posé à 10H00 ce samedi 27 septembre. Ed' avait ensuite prit un taxi qui allait le mener en Camargue. Le jeune homme était pressé. Pour lui, c'était un nouveau départ, une nouvelle vie, & il en avait besoin. En effet, quelques mois plutôt, son cheval était décédé. Le couple était en concours de CSO, ils jouaient leur première place. Pearl Black'ed avait déjà effectué un parcours exceptionnel, & était maintenant venu l'heure du barrage tant redouté. Ce concours, c'était le résultat d'un travail acharné, car à la base, Pearl n'était pas un grand sauteur. Sa discipline favorite, c'était plutôt le dressage. Il était assez performant en cross du faite de son incroyable endurance & de sa rapidité. Mais le saut, c'était pas trop ça =/. Il avait fallu qu'Edward veuille absolument gagner ce concours, qu'il donne une pression de talon en trop, pour que Pearl s'emmêle les pinceaux en se jetant presque dans l'obstacle pour finalement retomber à terre en écrasant à moitié Edward. Ce dernier faisait parti de ces gens qu'on appelle "miraculés". Mais il avait survécu, à son plus grand désespoir. Ce jour-là, il aurait préféré mourir. A la suite de cette chute terrible, Pearl Black'ed fut eutanasié car il souffrait beaucoup trop. Ce jour-là, Ed' avait versé l'une des premières larmes de sa vie. Même au divorce de ses parents il n'avait pas pleuré. Ce jour-là, il déversa un torrent de larme. Son coeur fut détruit, à jamais. Car son coeur, sa raison de vivre, c'était lui. Ce cheval lui avait tant donné, mais Ed' lui en avait trop demandé, il le savait. En repensant à tout ça dans le taxi le menant à l'académie, Edward faillit verser à nouveau une larme. C'est pourquoi ce nouveau départ était si important pour lui, il pourrait se concentrer pleinement sur l'équitation, faire une croix sur son passé, avancer & vivre à fond l'instant présent. Pourtant, Edward détestait oublier. Il ne l'oublierait jamais, pas lui, pas Pearl, il le mettrait juste dans un coin de son coeur, bien au chaud, dans une petite boîte sur laquelle serait écrit "à garder en mémoire, mon plus beau souvenir".
Le taxi se garra dans l'allée & Edward prit ses bagages. Aussitôt, la voiture démarra & Ed' se retrouva seul, au milieu d'une énorme allée d'arbres. Il avança doucement, avec toutes ses valises & sa guitare sur le dos. Il admirait l'endroit qui était magnifique. Puis, le regard fixé droit devant lui, il découvrit le bâtiment principal. C'était impressionnant, peut-être même trop grand =/. Edward déposa alors ses bagages à terre. Personne ne vint l'accueillir, ils devaient être en cours, où entrain de manger car c'était l'heure du déjeuner. Tans pis, ce serait l'occasion de se retrouver un peu seul, de ressasser ses idées, pourquoi pas dans une chanson, une composition datant de quelques mois à peine : "Black Pearl". Edward sortit sa guitare & se mit à gratter un peu, tout en chantant. Cette mélodie était mélancolique, pleine de tristesse & de souvenirs. Elle donnait à la fois envie de rire, & de mourir.


Dernière édition par Edward PAT le Mar 30 Sep - 13:56, édité 1 fois
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Marion Duval
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Mar 30 Sep - 20:24


    Onze heures tapantes. Le carillon de la pendule du foyer se mit à chanter joyeusement pour annoncer le passage au double chiffre un. Au centre de la pièce, affalée dans un fauteuil, une jeune femme s’était assoupie. Sous le regard bienveillant de deux jeunes hommes, elle respirait profondément. Ce qu’elle pouvait ressembler à une enfant… Ses longs cils caressaient ses joues, de longues mèches noires voilaient le côté gauche de son incroyable visage de lait. La jeune femme avait entouré ses bras autour de sa taille, signe de renfermement… Elle avait replié ses jambes sur le fauteuil en cuir et avait posé sa tête cotre l’accoudoir. Qui était-elle ? Marion Duval évidemment. La nuit avait été terriblement longue car le concours de Aix avait été avancé, pour une raison inconnue du public. Elle avait dû s’absenter deux jours en urgence pour se rendre sur le terrain de concours. Elle s’était plutôt bien débrouillée en rapportant une troisième place sur l’incroyable Just Another. Il était décidemment le digne successeur de Black Pearl et de Summer Storm avant lui. Marion avait toujours sût trouver le caractère idéal pour travailler le concours. D’ailleurs, de Olympe à Just Another, le caractère n’avait pas vraiment changé. La jeune britannique avait passé la soirée dans l’avion et était rentrée aux environs de quatre heures. A défaut d’avoir une chambre libre, elle s’était installée dans le foyer pour terminer sa nuit. Comme les cavaliers d’ici étaient relativement respectueux, elle savait qu’elle pourrait rattraper un peu de sommeil et oublier ses courbatures et sa migraine due au brut de la foule. Soudain, une vague de froid s’engouffra dans la pénombre de la pièce. La brise hivernale caressa la chevelure noire de la femme assoupie. Celle-ci frissonna. Ce n’était pas le moment ! Elle grommela. Un des deux jeunes tourna la tête vers elle en laissant parler son ami qui venait d’ouvrir la porte vitrée du club. Marion ne tarda pas à ouvrir les yeux. Elle se força à les garder ouverts, malgré la lumière du jour qui l’éblouissait. Ses prunelles dorées rencontrèrent celles du jeune homme blond aux yeux azur. Avait-elle dormi aussi longtemps qu’elle le pensait ? A moins qu’un professeur ait été absent ou qu’il eut été l’heure de la pause, les deux devaient être en cours. La belle fronça les sourcils. Elle se redressa doucement, replia ses jambes contre sa poitrine et les enlaça avec une petite moue qui laissait voir sa mauvaise humeur. Elle jeta un coup d’oeil à la pendule et…

    « MON DIEU ! Il est déjà onze heures… »

    Le jeune homme lui lança un sourire enjôleur histoire de la rassurer, mais elle bondit du siège. Elle se regarda rapidement, pour vérifier qu’elle n’était pas trop débraillée pour sortir (au cas où elle croiserait un client). Elle portait un jean serré noir et un pull gris en V qui laissait apparaître une chemise blanche en dessous. Aux pieds, elle avait une paire de Converse blanches. La jeune femme réajusta un peu son haut et se rua sur la porte de la sortie en attrapant sa veste noire au passage. Elle voyait déjà venir les clients mécontents qui l’attendaient depuis une heure dehors. Elle dévala l’escalier quatre à quatre, parcourut le hall au pas de course avant d’ouvrir la grande porte qui menait à la cour. Le vent de l’hiver la givra sur place. Ses yeux se mirent à pleurer, son nez lui picota et ses lèvres se mirent à trembler. Les dents claquantes et le souffle haletant, Marion referma la porte et se laissa guider par son instinct. La dure réalité était que l’hiver approchait… Au moins, elle était parfaitement réveillée. Dès qu’elle aurait un peu de temps, elle irait se réchauffer auprès de Just ou d’Olympe.

    La jeune femme fut surprise de ne croiser personne dans la cour. Mais oui, ils devaient tous être dans leur chambre pour préparer le test de théorie qui aurait lieux le lendemain. La jeune irlandaise poussa un long soupir et observa la buée qui sortait de sa bouche. Il n’y avait pas un chat dans cette cour. Enfin si, il y avait Chi Kiss Cool, son chien, qui fouinait dans la paille. Dès qu’il vit sa maîtresse, le canin noir et blanc cessa se flairer et courut vers elle pour la saluer. La belle fourra sa main dans son collier de poils. Marion le caressa un moment avant de se rendre compte qu’il y avait de la musique. Quelqu’un avait-il laissé la radio de l’écurie allumée ? Possible, elle était la première à négliger ce genre de détail. Elle ferma les yeux, écouta et tenta de deviner d’où provenait ce bruit… Son oreille experte ne tarda pas à le localiser. Etant musicienne amatrice, elle commençait à reconnaître les tonalités et les sons. Or là, c’était loin d’être une mélodie jouée à la radio, mais plutôt en direct. A l’aveuglette, elle avança dans la cour, ne prêtant plus attention qu’à cette douce mélodie qui laissait passer une certaine mélancolie. Au bout d’un moment, elle tomba face à un jeune homme perché sur sa guitare. La belle perçût une très petite voix qui accompagnait la mélodie. C’était un air qu’elle connaissait, mais il lui était impossible de savoir d’où elle l’avait entendu. Automatiquement, elle se mit à chantonner par-dessus la voix du jeune homme, mêlant l’aigu au grave. Lorsqu’il la repéra, il s’arrêta, coupant Marion dans la récitation des paroles. Celle-ci adressa un sourire au nouveau venu qui semblait rongé par le désespoir… Sa propre dégaine n’était pas loin d’ailleurs, car sa chevelure ébouriffée et son teint aussi pâle que celui d’un mort la sortaient de l’enfer.

    « Bienvenue au Domaine. »

_________________

    « What will be the name of your children ? You can't hide forever. I can't see you. In the wheatfields. I have lost my sence of humour. Show me where you are. The grass is too tall. I can't even talk. The is no place. Down here. Small enough. For you to stay. I come back home and try to see. The hints you left for me. Never found the ring. Will you ever marry me ? »[/list]
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Mer 1 Oct - 17:14

Ed' n'avait même pas entendu de pas. pas un bruit. Car rien ne pouvait l'éloigner de cette douce mélodie. Mais c'est alors qu'une jeune femme à peu près de son âge arriva. Au tout début, Edward ne la remarqua pas. Finalement, celle-ci se fit voir toute seule en superposant sa voix à celle d'Ed'. Ce mélange de grave & d'aigu, de frêle & de soutenu donnait un air encore plus magique à la composition d'Edward. Le jeune homme arrêta alors de jouer. Il leva les yeux, puis la tête & admira la jeune fille. Cette dernière était vraiment d'une beauté rarissime. Elle possédait de longs cheveux noirs, la prunelle de ses yeux était de couleur or, presque semblable à celle de Edward, sa taille était fine & son visage bien dessiné. Il n'avait rien à dire, rien à lui reprocher. Son style lui convenait parfaitement d'ailleurs, au fond, elle lui ressemblait sûrement. C'est vrai, tous les deux étaient très pâles, brins & longélignes. Cependant, Ed' dépassait la jeune fille d'au moins dix centimètres. Mais peu importait. En la voyant, il se sentait déjà mieux. Sa tristesse & sa mélancolie s'envolèrent presque, au gré du vent. Il se retrouva seul, face à elle. Plus de musique pour le soutenir. Il n'avait plus ce sentiment d'amertume pour le porte, ou l'enfoncer. Son compagnon de voyage l'avait laissé, quitté, tout juste le temps de faire connaissance avec celle qui serait sa première amie, ou bien sa toute première ennemie. A première vue, la rencontre semblait parfaite, sans l'ombre d'une gêne ou d'une hésitation. Tout était si naturel, elle s'était invitée dans la composition d'Edward, qu'elle semblait connaître au plus grand étonnement de l'auteur. Mais cela lui était égal. Cela ne l'avait pas dérangé, au contraire. C'était comme s'il l'attendait, une présence, une amie ou au contraire, une rivale. Quoiqu'il en soit, malgré que sa mélancolie l'ait quitté, le garçon ne se sentait plus seul, juste libre. Libéré. Il était à présent libéré de toute cette colère qu'il ne pouvait renflouer que dans sa musique. A la place, il avait trouvé une présence, une vraie présence physique, & non pas un "être" mystique qui ne pouvait l'accompagnait qu'en lui faisant du mal, qu'en le détruisant chaque jour un peu plus. Mais combien de temps ? Pour combien de temps cela allait-il le soulagé ? Durant combien de temps se sentirait-il heureux ? Heureux de vivre & de profiter, sans lui, celui avec qui il avait tout partagé, celui à qui il avait tout confié, celui qui le connaissait par coeur.. Mais il était inutile d'y penser encore, inutile de se martyriser, encore.
Ed' plongea ses yeux dans ceux de la jolie jeune femme. Il la contempla. Il contempla surtout ses yeux, son regard qui divagait parfois. Elle semblait fragile & forte à la fois. C'était étrange, inexpliquable, mais sans même avoir prononcé un seul mot, Ed' se sentait compris & éppaulé. Alors, il déposa sa guitare sur sa house, près de l'herbe. Il se leva doucement, tout en la fixant. Durant un moment, jamais il n'avait décollé son regard du sien. Il sourit. Que pouvait-il faire de plus ? Il ne pouvait la remercier. Car.. de quoi ? De quoi l'aurait-il remerciée ? Lui-même ne le savait pas. A cet instant précis, la seule chose dont il était certain, c'est que cette jeune fille paraissait gentille, & non pas hostile. La seule chose qu'il voulait, c'était de mieux la connaître.
- Salut. Merci beaucoup. &.. tu es ? Etrangement, dès ses premiers propos, Ed' avait choisi de la tutoyer. Cela n'était en aucun cas un manque de respect, juste un rapprochement, car hiérarchiquement, il ne la considérait pas comme beaucoup plus haut placé que lui. Mais oui, oui il la respectait car il sentait qu'elle en valait la peine. encore cet instinct masculin x).
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Marion Duval
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Mer 1 Oct - 20:15

    Pendant qu’elle avait parlé, le jeune homme s’était levé. Ainsi, Marion put le détailler A à Z. Elle s’attarda sur les courbes de son visage : il était très carré, cela devait sans doute le vieillir. Il avait une chevelure claire, un blond vénitien qui s’accordait avec l’or de ses yeux, certes bien moins profond que celui des yeux de Marion, mais tout de même remarquable. Il était très grand, il la dépassait d’une bonne tête, sans exagération. Son regard s’abaissa sur sa silhouette longiligne. Il abordait des larges épaules aussi carrées que la forme de son menton. Il était taillé en V, malgré qu’il ait été très fin, presque maigre. Elle remonta ses prunelles dorées pour les replonger dans l’or des siennes. Elle eut un certain geste de recul face à sa froideur de première approche. Son pied recula, mais s’immobilisa lorsqu’il s’avança vers elle. Son allure féline lui donnait cet air de prédateur qu’elle redoutait tant, le même que celui avait qui elle était sortie quelques années plus tôt. Méfiance. Elle devait se montrer adulte, pour une fois. L’homme ne devait pas être si vieux avec un peu de recul. Elle lui donnait dix sept ou dix huit ans, mais pas plus. Ses impressions ne la trompaient jamais. Son regard reflétait la jeunesse d’une âme blessée. Marion le ressentait comme si ses pensées avaient été inscrites sur son front. Ses impressions furent confirmées lorsqu’elle entendit le son de sa voix, dur et froid comme le marbre, sans pour autant paraître impolis. Marion crut reconnaître de la courtoisie mêlée à une certaine forme de respect. Elle inclina un peu la tête, comme pour le saluer une seconde fois. L’or incandescent de ses yeux parcourut son visage viril une fois de plus avant qu’elle parvienne à prononcer le moindre mot.

    « Marion Duval. Je travaille ici, et tu… »

    Elle fut coupée par un horrible bruit d’une porte de box qui claquait contre le mur. L’irlandaise se retourna brusquement. Elle réagissait souvent au quart de tour. S’excusant brièvement, elle s’élança vers le centre de la cour où elle avait une vue d’ensemble sur la première écurie. Lorsqu’elle vit à quoi elle avait affaire, elle comprit qu’elle avait bien fait de se déplacer. Une grande bête au pelage noir se dressait au centre de l’écurie. Elle perçut un hennissement qui déchira le silence de la cour. Un cheval avait réussi à s’échapper. Elle observa sa longue liste blanche et ses crins soyeux et parfaitement démêlés. Dieu, c’était son propre cheval qui s’amusait à défoncer les portes ? La jeune Marion s’arrêta de bouger, tendit une main vers lui et susurra son nom, consciente qu’il n’allait pas l’entendre. Just Another ne répondait pas à la voix mais à la gestuelle du cavalier. L’étalon courba son encolure et alla jusqu’à toucher son poitrail avec le bout de son nez. Ses naseaux frémissaient, ses yeux la fixaient et ses oreilles étaient tendues vers elle. Elle fit un geste de la tête, quelque chose de bref que l’étalon n’eut aucun de mal à comprendre. Il fit un pas, puis deux, puis… Puis il s’arrêta, montrant sa croupe en coeur à sa propriétaire. Marion fronça les sourcils, outrée. Monsieur se la jouait rebelle ? Très bien, elle allait entrer dans son petit jeu. La belle tourna les talons, claqua de la langue pour attirer son attention et repartit dans la direction du nouvel arrivant.

    « Très bien, vas faire ton malin ailleurs mon grand. »

    La belle se rapprocha de l’élève avec un pas léger, semblable à une danse. Elle fit dans son regard qu’il ne lavait pas quittée des yeux. La vue d’une femme qui laissait un étalon en plein milieu de la cour en lui disant d’aller voir ailleurs était souvent épatante pour quelqu’un qui ne la connaissait pas. La belle traversa la cour en quelques enjambées pour finalement se retrouver nez à nez avec lui, à seulement quelques centimètres. Comme elle le disait souvent en équitation, la proximité était primordiale pour faire passer un message à sa monture, et vice versa. La cavalière connaissait très bien son métier, et jamais elle ne manquait d’insérer des phrases équestres dans un dialogue sans aucun rapport. C’était une façon à elle d’introduire des sous entendus dont elle seule était capable d’en comprendre le sens.

    « Désolée, il fait souvent ça, dit elle en jetant un coup de tête vers le cheval. »

_________________

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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Sam 4 Oct - 13:23

Les deux jeunes gens s'échangèrent de longs & tendres regards durant un instant. Ils étaient comme figés, chacun dans les prunelles de l'autre. C'était un moment indescriptible, juste très intense & incompréhensible. Marion. C'était donc son prénom, un très joli prénom. Ed' sourit en coin à l'éphigie de cette nouvelle information. Enfin, il avait prit contact avec elle, Marion, mais cette dernière ne connaissait toujours pas son nom =p. Ed' était prêt à se présenter lorsqu'il entendit un box claquer, & un henissement se fit entendre dans toute la cour. Ceci ne le fit pas même frissonner, & pourtant, cela avait de quoi être effrayant. Ed' resta là, sans bouger. Il scrutait les box qu'il voyait ) peine, essayant de deviner d'où cela pouvait provenir. & quand il tourna la tête en direction de Marion, elle n'était plus là. Elle avait disparu, en moins de temps qu'il en fallut pour le dire. Edward fut comme désemparé. Il la chercha du regard. De nouveau, il entendit des henissements. C'est à cet instant que la peur l'envahit. Non, il n'était pas effrayé, mais oui, il avait peur, peur pour elle, Marion, sa première connaissance ici, son premier lien, ses premiers mots... C'était comme s'il était déjà attaché à elle, sans vraiment savoir pourquoi. Edward voulu crier son nom, mais cela aurait sûrement paru excessif. Pourtant, il avait cette rage qui montait en lui, cette envie de "compbattre" de la défendre, pour aucune raison apparente, il tenait à elle & ne savait pourquoi. Tout était si étrange depuis son arrivée... C'est justement à cet instant que la jeune femme revint, en sautillant, très joyeuse. Ed' était effaré, sidéré. Il rit un instant, juste pour lui. Il se sentait tellement ridicule d'avoir cru qu'il puisse lui arriver quelque chose alors qu'elle connaissait probablement ce lieu par coeur. Il baissa la tête. & lorsqu'il la releva, elle était là, face à lui. Edward plongea de nouveau ses yeux dans ceux de la belle jeune fille. Ils étaient beaux, dorés, tellement bien dessinés, légèrement en amande, & tout juste maquillés. Ed' ne put s'empêcher de lui accorder un sourire, il était tant mérité. En compagnie de Marion, il avait l'impression de toujours vouloir sourire, comme si quelque chose le forçait à le faire. - Marion.. tu n'as rien ? Dit Edward d'un ton protecteur, comme s'ils avaient déjà été amis & s connaissaient par coeur. De son côté, la jeune femme ne semblait pas inquiète, & au final, c'était elle qui rassurait le jeune garçon. Ses regards étaient si perçants que Ed' ne pouvait se décoller de Marion, de ses beaux yeux au reflets dorés, tels des diamants ou des pierres précieuses. Cette fille avait un côté magique, mystique & magnifique. Oui, elle était magnifique, belle à en tomber, & Ed' tentait de rester de glace à ses côtés, pourtant en lui bouillonnaient toutes sortes d'émotions.
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Sam 4 Oct - 14:56

    [Désolée c'est pas génial x)]

    Marion frissonna. Dieu ce qu’il pouvait faire froid ! Peut-être était-ce dû à la fatigue, car oui, dormir après une belle journée de concours et un voyage épuisant en avion, c’était quasiment impossible. Il lui faudrait encore une semaine avant de récupérer. Manque de chance, le week-end suivant elle partirait pour Deauville… La belle demoiselle s’emmitoufla dans sa veste de cuir, la fermant jusqu’en haut pour y cacher son bout du nez, glacé. Elle remarqua un changement dans les yeux de ce jeune homme au moment où ses prunelles tranquilles se reposèrent dans les siennes. Restant impénétrable, comme une de ses connaissances, il semblait avoir un problème, quelque chose qui ne lui plaisait pas. La belle l’enveloppa doucement avec un regard maternel d’une tendresse incomparable. Elle savait toujours comment rassurer son prochain, et parfois, seul un regard suffisait. D’ailleurs, il sembla vite apaisé. Et soudain il lui posa une question très étrange. Il lui demanda si elle n’avait rien. Marion fronça les sourcils, laissant un sourire se dessiner dans le coin de ses lèvres. Hum, d’accord, elle incarnait la fragilité à l’état pur, physiquement parlant. Sa silhouette fine, son teint pale, sa longue chevelure noire, ses yeux dorés masqués par une mèche aux cheveux de jais et son comportement portaient souvent à confusion. Marion était souvent prise pour une adolescente, et non pour une jeune femme de dix neuf ans. La belle inclina doucement la tête sur la gauche, dégageant sa longue mèche brune pour faire apparaître son œil incandescent.

    « Heu non, merci. Cet imbécile de cheval c’est le mien. Il ne me touchera jamais. »

    La jeune femme avait prononcé ces quelques mots en donnant un coup de menton vers sa droite. En effet, pendant qu’ils discutaient, Just Another s’était rapproché. La technique de Marion était très simple : elle tournait le dos au cheval et l’ignorait. Sa curiosité allait finir par l’emporter, c’était certain. Marion pivota légèrement pour ne pas regarder l’animal, ne serait-ce que du coin de l’œil. Le silence de la cour était religieux. Seul le bruit du vent prenait le dessus. Les feuilles scintillaient, l’herbe dansait, et quelques éclaircies venaient, certes de temps en temps, réchauffer l’atmosphère. La belle adressa un large sourire au jeune homme dont elle ne connaissait pas encore le nom. Elle se demanda vaguement où étaient les surveillants du domaine, parce que l’accueil des élèves n’était ni son fort, ni son métier. Elle crut entendre un bruit de tronçonneuse porté par le vent, au loin. Son oncle devait s’occuper de faire les nouvelles barrières de la carrière de dressage, voilà pourquoi il n’avait pas guetté son arrivée. Quand à sa tante, elle devait acheter du matériel pour les cavaliers inscrits à l’initiation de voltige. L’incroyable brune aux yeux pétillants ne quitta pas l’homme durant son moment d’absence. Ce fut comme si elle avait été restée attentive. C’est alors que quelque chose de chaud et frémissant vint effleurer son épaule. La belle ferma les yeux, se concentra. Elle avait dû songer plus longtemps qu’elle ne l’avait pensé, elle n’avait rien entendu bouger dans son dos. Elle leva doucement sa main et alla la poser tendrement sur le chanfrein du cheval, sans se retourner. L’animal colla sa joue contre celle de sa cavalière, jetant un regard mauvais au jeune homme qui lui faisait face. Monsieur n’avait jamais été aimable avec les hommes. Il devait leur reprocher de tous se lier d’amitié avec sa cavalière… La belle caressa la longue tête de Just Another, tout en glissant sa main dans sa poche. Elle était certaine d’y avoir laissé une longe de secours lorsqu’elle avait pris le camion pour retourner au Domaine. Bingo, elle la trouva en quelques secondes. En deux temps et trois mouvements, Marion avait enroulé la longe autour de l’encolure musclée de son cheval. Celui-ci fut prit au dépourvu par la rapidité de la jeune britannique et il fut totalement impuissant. Pour montrer son mécontentement, il gratta le sol. Son sabot martela les pavés.

    « Eh ouais, ça t’apprendra à jouer les caïds... Et tu es ? »

    La question s'adressait bien évidemment au jeune homme. Elle passa sa main d’une extrême pâleur dans les crins emmêlés de Just Another. L’animal s’arrêta de gratter pour enfuir ses naseaux dans la chevelure ébène de sa maîtresse. Quand il n’essayait pas de tuer ses amis ou de la mettre par terre, il était d’une grande tendresse et il ressemblait à un cheval déjà bien expérimenté. Marion avait toujours du mal à le qualifier, puisqu’il changeait d’humeur comme de chemise. La belle irlandaise jeta un regard tendre au nouvel arrivant, fit reculer Just qui s’en approchait dangereusement et s’interposa entre les deux avant que le cheval ne laisse exploser la bête féroce qui trônait en lui.

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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Dim 5 Oct - 11:08

{ Nan c'est très bien c= }


En effet, Ed' avait prit peur pour la jolie Marion. IL s'imaginait des tas de choses dans sa têtes, & se demandait encore pourquoi il n'était pas allé à sa rencontre pour s'assurer qu'elle n'était pas en danger. Mais, après réflection, il aurait sûrement paru bête & trop attentionné. & Déjà, la belle était revenue. Derrière elle trônait un cheval majestueux, fier & arrogant. Il s'approchait doucement d'elle au fur & à mesure que les deux jeunes gens se regardaient. Il semblait curieux & méfiant, voulant toute fois montrer qu'il dominait la situation. Edward sourit légèrement lorsqu'il vit le bel étalon piaffer en s'encapuchonnant presque. Marion, elle, était dos à cet énergumène. Ainsi, Ed' comprit que c'était son cheval. Le contraste était prenant. Le jeune homme avait devant lui la beauté à l'état pure, la finesse, la délicatesse, l'élégance, la fébrilité... & là, dans la cour, se tenait un cheval puissant, fier, arrogant, imposant & tout aussi magnifique. Ed' se demandait vraiment comment Marion pouvait contenir cet animal, qui semblait pouvoir charger à tout moment. Comment cette jeune femme, à peu près du même âge qu'Edward, si fragile d'apparence, pouvait dompter le fauve qui paraissait s'être installer en son cheval ? Cela fascinait vraiment Ed' & il sembla avoir encore plus de respect pour Marion, bien qu'il en eut déjà beaucoup auparavant. De plus, la jeune femme semblait vraiment forte à l'intérieur d'elle-même. Effectivement, elle avait semblé vexée qu'Ed' s'inquiète pour elle. Le jeune cavalier sentait qu'il avait touché à son point "faible", qui était sa force. Marion ne devait sans doute pas apprécier qu'on la prenne pour une enfant, alors qu'elle était une femme, une vraie. Mais son visage la trahissait. Elle avait un visage d'ange, si finement dessiné, si parfaitement proportionné, qu'Ed' avait peur que ce soit un mirage & qu'elle disparaisse à tout moment. A cet instant particulièrement, il eut l'impression de rêver. Le cheval se tenait à présent derrière la jeune femme. Cette dernière ne disait rien, faisant semblant de ne pas l'avoir vu. Mais dès lors qu'elle caressa tendrement le chanfrein de l'étalon, Ed' comprit qu'une incroyable complicité s'était installée entre ces deux êtres. Il les observa longuement. Il était incroyablement surpris de voir combien Marion semblait porter ce cheval dans son coeur, & vis versa. Ceci fit même sourire Edward, c'était tellement beau, ce moment avait quelque chose de mystique, de magique & de féérique. Par la suite, tout était allé très vite. Sans trop comprendre comment, Ed' avait maintenant devant lui un cheval avec une longe autour du cou. Marion n'avait pas quitté Ed' des yeux, & le jeune homme se retint pour ne pas montrer son trop plein de contentement. Seulement, s'il y en avait un qui voyait bien toute l'affection que semblait déjà porter le jeune homme à la belle brune, c'était Just Another, le cheval de Marion. En effet, les animaux étaient bien les seuls êtres à qui on ne pouvait mentir, & les chevaux en particulier, étaient doués pour tout ressentir. Aussi, Ed' se sentit terriblement gênée lorsque l'étalon voulu le défier. Cela ne se produisit pas étant donné que Marion contrôlait la situation. & Puis de toute façon, Ed' n'aurait jamais voulu rivaliser avec le beau & fier cheval. Tout d'abord, par respect pour lui, & pour Marion. & Puis, en aurait-il eu le courage ? Oui, sûrement, mais il n'aurait pas vraiment été de taille, & puis cela n'aurait rimer à rien. - Edward PAT. Mais je préfèrerais que tu m'appelles Ed' répondit Edward en vu de la question posée par Marion. & Ces paroles furent accompagnées par un joli sourire qui révéla pour la première fois les dents parfaitement blanches du jeune homme. Une fois de plus, les deux jeunes gens s'échangèrent de longs & doux regards. Mais Just Another rivalisa à sa manière x). En effet, il fut soudain d'une incroyable tendresse envers Marion. Cela plut beaucoup à Ed' qui comprit qu'au fond, les deux êtres se ressemblaient beaucoup. Ils étaient tout deux caractériel, mais si tendres & si sensibles... Ce couple avait l'air de fonctionner à merveille. C'est pourquoi Ed' se sentit quelques peu exclu. Just Another prenait, à l'évidence, beaucoup de place dans la vie de Marion. Celle-ci aurait-elle le temps & l'envie d'entretenir une relation, ne serait-ce qu'amicale avec Ed' ? C'était la question qu'il se posait. Tans pis, il se lancerait à l'aveuglette. De toute manière, il était déjà trop fasciné par la jeune femme, alors comment l'oublier ?..
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Marion Duval
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Dim 5 Oct - 12:41


    Les deux jeunes gens se fixaient, encore et toujours, si bien que tout fut comme figé autour d’eux. Marion détaillait encore et encore son visage carré, les courbes de son corps, ses prunelles dorées, tout cela sans se lasser. Et tout d’un coup, Just Another couina en mettant ses oreilles contre sa nuque, les dents en avant. Marion fit un brusque écart vers lui et le força à se déplacer, donc à s’éloigner du jeune homme. Elle lui fit face, mécontente. Il ne devait pas réagir comme ça devant les hommes. Marion commençait sérieusement à croire qu’il avait été battu par ces hommes étant jeune… La jeune femme le fit reculer quelques pas, l’éloignant d’Edward de quelques mètres. Il ne le toucherait pas, Marion s’en faisait la promesse, comme pour David. Il allait falloir travailler beaucoup. Elle songeait à présent à faire venir son meilleur ami pour l’habituer à une présence masculine. L’étalon ne baissa pas ses gardes, même si le fait d’avoir sa cavalière si proche l’apaisait. Marion plaqua la longe contre son poitrail et attendit, le fixant droit dans les yeux. Voyant qu’il continuait à provoquer le nouvel arrivant, elle lui balança quelques menaces de sa langue maternelle. Son accent britannique était beaucoup plus prononcé quand elle s’adressait sur ce ton sec et froid. Marion se retourna doucement, s’excusa auprès du jeune homme d’un simple de regard, sachant qu’il comprendrait, et fit le tour de Just pour se mettre à sa gauche. A côté le lui, elle avait l’air ridicule. Il la dépassait largement au garrot. La belle l’attira derrière elle jusqu’à un morceau de mur qui servait de montoir. Elle s’y percha immobilisa l’étalon ébène et se hissa sur son dos en douceur, à cru. Surpris, Just creusa son dos et se mit à piaffer. Marion serra ses jambes sur ses flancs, attrapa la longe comme s’il s’agissait de rênes, se mit bien à sa place. Elle murmura quelques mots au cheval pour le calmer, mais il ne semblait pas résigné à se poser un instant. Marion finit par se fâcher. C’était pourtant inhabituel venant d’elle. Elle serra ses jambes de plus belle et demanda à sa monture de tourner sur elle-même par la seule force de ses jambes. L’étalon se mit carrément à faire une pirouette. Marion ne ralentit doucement et continua sa petite volte. Il se calmerait de lui-même. Ses sabots claquaient sur les pavés, il s’était placé de lui-même et de l’écume apparut progressivement à la commissure de ses lèvres charbonneuses. Marion se redressa, ferma ses doigts sur les rênes improvisées. Ce fut comme un électrochoc. Just fit un parfait arrêt, les postérieurs engagés, la queue panachée et le chanfrein vertical. La belle le félicita d’un murmure. Sans se soucier du vacarme qu’ils avaient pu faire, elle prit la direction de la forêt au petit trot. A quelques mètres, elle s’arrêta. Elle se trouvait à côté d’une barrière en bois clair. Elle l’ouvrit en restant à cheval. Elle le laissa glisser le long du flanc de l’animal, retira la longe et recula d’un pas. L’étalon attendit que ce dernier geste fut fait avant de détaler au grand galop en donnant des coups de postérieurs dans l’air. Marion alla jusqu’à la barrière et s’y tint, épuisée. Soudain, la silhouette d’Edward lui apparut. La belle se redressa le regardant droit dans les yeux avec toute la force qu’elle trouva. Ce week-end avait été épuisant.

    « Je suis sincèrement désolée, Edward. Just a un problème avec la gente masculine… »

    La belle avait prononcé le nom d’Edward avec son accent Anglais. Elle n’était pourtant pas née là-bas, mais après avoir passé cinq ans en Irlande, elle avait prit quelques habitudes, notamment dans le langage. Alors que Just Another continuait de se défouler comme un dévergondé dans la pâture, Marion ferma la barrière. Elle retourna aux côtés du jeune homme, se rendant compte de l’inquiétude qui avait dû le saisir. Il devait être d’une extrême sensibilité. C’est fou ce qu’il pouvait lui faire penser à quelqu’un… C’est alors qu’elle réalisa qu’il avait sûrement envie d’aller déposer ses affaires et de se mettre à l’aise avant d’aller voir son cheval. La belle jeta un dernier coup d’œil à l’étalon qui hennissait à la mort. Il le siffla pour l’inciter à se calmer. L’étalon lui répondit par un hennissement et reprit son élancée sous le regard étonné de deux garçons de troisième année et un palefrenier qui venaient par là. L’un d’eux, le plus vieux, vint embrasser a cavalière sur la joue pour la saluer.

    « Bravo pour ton parcours ma belle.
    -Ah heu… Merci. »


    Elle lui adressa un large sourire, prit Edward par le bras et l’entraîna vers les bâtiments de l’internat en lui disant qu’elle allait l’emmener voir les chambres. Sur le chemin elle croisa de nombreux élèves qui s’activaient pour aller voir le perturbateur…

_________________

    « What will be the name of your children ? You can't hide forever. I can't see you. In the wheatfields. I have lost my sence of humour. Show me where you are. The grass is too tall. I can't even talk. The is no place. Down here. Small enough. For you to stay. I come back home and try to see. The hints you left for me. Never found the ring. Will you ever marry me ? »[/list]
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Dim 5 Oct - 14:03

Tout s'était passé très vite, & Edward, une fois de plus, avait été prit au dépourvu. Il avait tout juste eu le temps de voir Marion, perchée sur son bel étalon. & Puis, elle était de nouveau là, devant lui. Cette fois-ci, Ed' ne dit rien, même si l'inquiétude l'avait envahi durant quelques minutes. Il sentait que Marion était en confiance, donc, il ne lui posa aucune question. Il lui adressa juste un large sourire, vraiment sincère, un des premiers qui le soit autant. Puis, de nouveau, il plongea son regard dans celui de Marion. La belle jeune femme brune lui donnait confiance & le rassurait, tandis que d'ordinaire, c'est Ed' qui rassurait les jeunes femmes. La présence de Marion ne lui était que bénéfique & lui procurait beaucoup de joie, plus que d'habitude. Just Another était à présent dans un pré, à se défouler. Edward avait l'impression d'être plus libre, car en présence du bel étalon, il se sentait tellement petit, ce qui était rare x). A présent, ils étaient "seuls", tous les deux, & leur complicité grandissait. Ces regards n'en finissaient pas. C'est Marion qui romput le silence pour s'excuser, une nouvelle fois. Ed' sourit brièvement avant de remarquer l'accent qu'elle avait donné à son prénom. D'ordinaire, Ed' détestait son prénom, c'est pourquoi il avait adopté ce surnom. Mais Marion le prononçait si bien, à l'anglaise, comme Edward aurait voulu que tout le monde le prononce. La jeune femme l'appelait avec beaucoup de sensualité, de finesse & de tendresse. C'était plutôt agréable. - Je t'en prie, il n'y a pas de mal. Dit Edward pour, cette fois-ci, la rassurer. Une bise glacée d'hiver travers la cour & vint notemment fouetter les visages des deux jeunes gens. Edward se rapprocha alors de Marion pour l'entourer tout juste de ses grands bras protecteurs. Un deuxième vent glacé souffla & Ed' évita ainsi à la jeune fille d'avoir le visage encore plus irrité. Il la libéra quelques secondes plus tard. Puis, il prit sa guitare sur son dos, & un grand sac en cuir marron dans sa main gauche. Marion le prit par le bras & Edward se laissa guider, tout en lui demandant attentionnément. - Alors comme ça.. tu maîtrise parfaitement l'accent britannique ? Edward lui sourit tout en marchant. Il l'avait de suite remarqué, vu qu'il était lui-même anglophone. Les deux adultes se dirigèrent vers les chambres.
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MessageSujet: Re: Edward - Marion -   Dim 5 Oct - 19:23

    Après une vingtaine de mètres accrochée au bras de Edward, Marion s’écarta pour le laisser s’éloigner. Quelques minutes plus tôt il l’avait protégée d’une rafale de vent, mais elle n’avait pas réagit. Pourquoi ? Depuis son plus jeune âge, elle traînait avec des personnes appartenant au sexe opposé. Elle avait l’habitude d’être choyée par les garçons, bien que celui-ci ait été beaucoup plus tendre que les autres. La jeune femme adopta son allure féline, rapide et élégante pour regagner la cour. Des élèves arrivaient par groupes, ayant entendu le vacarme le Just Another. Une jeune fille de quatrième année lança un clin d’œil à Marion. Cette dernière sourit. Tout le monde savait que c’était une kamikaze, et qu’elle choisissait toujours les pires chevaux qu’on puisse trouver. Tic, toc, tic toc, leurs pas résonnèrent lorsqu’il parvinrent jusqu’aux pavés. La longue chevelure de la brune ondulait en suivant le mouvement du vent, tandis qu’elle cachait son nez de plus belle dans sa veste en cuir. Il faisait un froid de canard, et c’était peu de le dire. Soudain, après un long moment de calme, l’homme prit la parole. Une voix grave, pleine de douceur parvint jusqu’à ses oreilles. La jolie brune tourna la tête pour observer son interlocuteur. Il lui demanda si elle maîtrisait l’accent britannique. Un sourire étira ses lèvres. Il l’avait vu, il l’avait entendu, pourtant, il fallait qu’il lui pose la question. La jeune femme avait souvent le droit à ces interrogations. Doucement, elle sortit sa tête de sa veste et prit une voix mélodieuse qui sonna comme une chanson.

    « J’ai la double nationalité. Ma mère était irlandaise. Tu as l'air de t'y connaître, non ? »

    Lorsqu’elle s’adressait en français, on ne pouvait pas se douter qu’elle parlait aussi bien. Certes, il s’agissait là de sa langue maternelle. Mais en réalité, elle était parfaitement bilingue. Tout en lui rendant son sourire, la jeune femme poussa la lourde porte du hall. Une vague de chaleur vint la titiller. D’abord, ses joues rougirent au contact de la tiédeur. Ses yeux se troublèrent, son nez la brûla et elle se rendit compte à quel point elle avait froid. Ses doigts, habituellement froid, étaient pires que de la glace. Une longue mèche noire revint masquer ses yeux au miel fondu. Que c’était bon d’être au chaud ! La belle commença par prendre la première à droite. Ils passèrent devant de nombreuses coupes, flots et plaques accrochés au mur. Il y avait aussi quelques photos, mais il était impossible de reconnaître les élèves, il y en avait de trop. La belle traversa le couloir, suivie d’Edward, avant de s’arrêter devant une petite porte en bois foncé. Sans toquer, elle entra. Elle invita le jeune homme à entrer, le pria de s’asseoir et claqua la porte sans délicatesse. La pièce était circulaire, ornée de photographies qui superposaient un mur d’un blanc éclatant. Marion se sentit mal à l’aise lorsqu’elle vit un étalon alezan, fin comme un bâton, qui se dressait à côté d’une ponette isabelle, au Domaine depuis peu de temps. C’était Summer Storm, le cheval qui l’avait fait connaître dans son pays. Grâce à lui, elle siégeait dans l’équipe d’Angleterre. Il lui avait tout appris, du saut d’obstacle au dressage, en passant par l’éthologie, son métier aujourd’hui. La jeune femme ne prit pas la peine de s’assoire, ouvrit un tiroir et fouilla dans les papiers. Après tout, elle était la nièce des directeurs, alors elle pouvait se le permettre. Finalement, elle tomba sur le dossier d’un dénommé Edward Pat. La jeune fille le déposa sur le bureau, au milieu du fouillis, et l’ouvrit. Elle reconnut l’écriture italique de sa tante qui avait marqué des indications à l’adresse de celui qui s’occuperait de son accueil, en l’occurrence, elle. Elle marmonna les notes à voix haute, comme pour s’en imprégner.

    « Pat Edward, chambre deux, Baladir… Oh, t’as récupéré mon pépère ?… Quatrième année… »

    Marion s’arrêta là, reportant son attention sur le jeune homme aux prunelles teintées de doré. Elle passa à côté le lui, si proche qu’elle l’effleura, sans même y prêter la moindre attention. La jeune britannique ouvrit un placard où étaient suspendues des clés, celles des chambres de l’internat. Ce fut un jeu d’enfant de trouver la sienne, puisque c’était la deuxième. Elle la mit sur un trousseau qui contenait la clé de son casier pour ranger ses affaires d’équitation, la clé du cadenas du box de son cheval, et un porte clé à l’effigie du Domaine de la Rose Noire. Marion referma la porte du placard et lança le trousseau au jeune homme. Dès à présent ils pourraient monter aux chambres. La belle ouvrit la porte, et, d’un signe de la tête, elle le fit suivre dans le couloir. Ils tombèrent devant un grand escalier en parquet.

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