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 Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko

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Kimiko Ôno (MOINS là)
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MessageSujet: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Dim 31 Aoû - 21:24


    Un mal pour un bien
    PV : Konstantin Pechkov & Kimiko Ôno

    Un réveil difficile. Sept heures trente, le réveil sonna dans toute la chambre. La sonnerie fut tellement forte qu’elle fit peur aux oiseaux qui se baladaient prés de la fenêtre des deux adolescentes. « Oh non ! Pas déjà ! » Grommela Kimiko lorsqu’elle ouvrit ses petites paupières. Derrière ses dires, la jeune fille s’empoigna de son coussin qu’elle mit pardessus sa tête pour tenter de se rendormir mais en vain. Son réveil l’attrapa par la peau de l’arrière train pour la sortir du lit. Un pied posé délicatement sur le tapis puis le second. La japonaise s’attira longuement tout en rugissant de sommeil.
    -Ouha ! La journée va s’annoncer mortelle, put*n !
    La tête encore dans ses rêves, elle se dirigea vers la fenêtre où elle put y apercevoir quelques cavaliers dehors à cours un peu partout comme des milliers de fourmies. Il y en avait qui avait la pêche dés le matin à en croire ses yeux. Leur secret était sûrement leur motivation, ce que n’avait pas Kimiko aujourd’hui. Pour commencer sur de bonne base sa journée, il fallait qu’elle se lave & s’habille. Pour cela, il fallait bien qu’elle prenne ses affaires de toilettes et ses habits. Elle ne voulait pas passer un temps incalculable dans les douches surtout que l’on y croisait à la sortie toute sorte d’individus des plus étranges et extravagants. Sans oublier les invisibles dans le lot.
    La petite japonaise était enfin lavée et vêtue de ses habits qui n’étaient autre qu’une robe fleurit qu’on aurait cru tout droit sorti des 70’s ou non, plutôt des 80’s enfin n’oubliant pas les sous-vêtements. Elle n’était pas se genre de fille à ne pas mettre de petite culotte, d’ailleurs, ce genre de filles est répugnant. Ne dites pas le contraire, vous pensez la même chose. Tu penses, je pense et Kimiko le pense aussi… La cavalière nipponne repassa en un éclair dans sa chambre histoire de prendre son blouson en cuir marron et son sac dans lequel elle y glissa une lettre. Une lettre… Pas n’importe quelle lettre pourtant elle n’avait même pas pris le temps de regarder de qui elle venait cette fameuse lettre.

    Elle était parée pour sortir. A cette heure matinale, elle espérait bien ne pas trouver de monde sur son chemin et dans le petit village de Lunel. C’était dans les petits chemins parsemés de rosée que la japonaise emprunta pour arriver à destination. En prenant des raccourcis, elle savait qu’elle arriverait plus rapidement en ville et… c’était bien le cas. Kimiko traversa la place publique après s’y être arrêtée pour s’acheter un bon croissant chaud pour s’installer sur un banc dans le square.
    L’endroit était désert, vide sans aucune vie. La jeune fille était la seule présence humaine dans ce lieu. A croire que seul le domaine était vivant et actif le matin… Son sac posé à côté d’elle, Kimiko y sortit cette lettre. Sa main effleura l’enveloppe où son nom et l’adresse du domaine de la rose noire y étaient inscrits. Elle la retourna pour l’ouvrir et y découvrir l’auteur de ce courrier. A l’intérieur… une lettre écrit en japonais. Elle en avait fait du parcours pour arriver jusqu’à là comme notre jeune adolescente. Elle était de Nobuo. Nobuo, ce jeune homme de dix-huit ans qui était un magicien. Lui seul pouvait faire rire la jeune japonaise, il avait le secret, l’art et la manière des mots pour lui percer son épaisse carapace. Kimiko abrégea sa lecture lorsque soudainement… elle chiffonna la feuille gribouillée d’écrit et le jeta parterre. La boulette de papier roula. Tant pis si elle polluait la nature comme dirait certain, personne n’était là pour lui faire le reproche de toute façon. On pouvait s’imaginer plusieurs raisons pour ce geste mais seul Kimiko le savait vraiment. Vraiment pourquoi elle venait de faire cela. Pour le savoir à vrai dire, il fallait savoir le contenu de la lettre et pour cela, il fallait savoir lire le japonais. Le premier individu qui tomberait sur cette lettre s’imaginerait à du chinois, d’autres à des codes secrets et on en passe.
    Perdue dans ses pensées, la jeune fille entama son petit déjeuné qui allait être un simple croissant. Il avait un peu refroidi avec le temps mais il était tout de même tiède. Elle arracha ragement un morceau de sa viennoiserie et le porta à sa bouche. Elle savoura cet instant où ses papilles gustatives s’éveillèrent et jouirent de cet instant. Il fallait l’avouer, ce croissant était vraiment plus goûteux que ceux de la cafétéria qu’elle côtoyait quotidiennement. Après tout, elle avait pris un mal pour un bien. Le bien était ce croissant et le mal cette lettre. Oui car si elle ne serait pas venue la lire, elle n’aurait jamais mangé avec plaisir…

    ( Désolée si c'est pas fameux. )
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Konstantin Pechkov
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MessageSujet: Re: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Dim 31 Aoû - 22:19

Pour Konstantin la journée avait commencé, elle aussi, par le délicat bruit d'une sonnerie. La seule différence était qu'elle provenait de son téléphone portable qui affichait fièrement un numéro en +7, indice de la Fédération de Russie. Il décrocha de son lit et dit en se frottant le bout des yeux avec e pouce et l'index de sa main gauche, sa main libre: "Da?". Une voix lui répondit et le jeune homme se redressa sur son lit. Il écoutait maintenant cette petite voix qui lui donnait des nouvelles de la Mère Patrie.
Au bout d'un quart d'heure, il reposa le téléphone, et le ferma. Il posa sa tête sur l'oreiller, fixa un instant le plafond comme pour se remettre dans le bain puis il prit son téléphone et regarda l'heure: 6h45... Il était 9h45 à Moscou...
Konstantin se leva tout de même, maintenant qu'il était réveillé autant se mettre en route.
Il était en sous-vêtements, il n'aimait pas dormir en pyjama. Chacun ses habitudes. Il sapprocha de l'évier et s'appuya dessus en se regardant dans le miroir. Il avait la tête d'un jeune homme qu'on avait réveillé trop tôt mais que ça n'avait pas l'air de déranger plus que ça. En dehors de ses cheveux en batailles, il aurait presque pu sortir comme ça sans qu'on s'aperçoive qu'il sortait du lit.
-Allez Kostia, un peu de courage...
Il se dirigea vers son sac de voyage et en sortit un jean noir, classique, il serait parfait pour faire la journée. Konstantin n'avait, toujours pas, rangé ses vêtements dans une armoire. C'était idiot mais il n'en avait pas, ni le courage, ni la nécessité, et encore moins l'intention.
Pour aller avec ce grand classique de la mode depuis 1880, il choisit un tee-shirt, lui aussi noir, par desuss lequel il mettrait sa veste. Oui, tiens ça lui plaisiat bien cette idée...
Il s'habilla donc et revint se placer devant le miroir. Celui qui dit que les hommes ne passent pas beaucoup de temps devant la glace, n'a sans doute pas un carnet de clients à honorer. Bien que Konstantin travaille comme maréchal-ferrant, et bien que ses clients soient, pour la plupart, dotés de quatre sabots à manucurer, il ne négligeait pas pour autant son apparence, car la première impression était primordiale dans un job. Et Kostia cachait dans son cou, une cicatrice assez vilaine qu'il préfèrait ne pas exposer aux regards des autres.

A 7h30, il était près, près à sortir, près à aller s'acheter de quoi déjeuner. Konstantin n'habitait pas ici depuis très longtemps, il ne connaissait pas encore tout et il aimait à se promener dans la fraicheur et la tranquilité du matin. En plus il adorait les viennoiseries françaises et il n'était pas contre l'idée de troquer son bol de céréales contre un croissant ou un pain au chocolat. Il avait encore un peu de temps avant ses rendez-vous de la matinée et il comptait également aller monter son cheval au centre. Eklat. Il aimait bien le hongre de 14 ans qu'on lui avait confié. C'était un animal qui lui correspondait.

Les pas du jeune homme le dirigèrent vers le square. C'était un endroit charmant. Il n'y avait, d'ailleurs, personne à cette heure... enfin c'est ce que Konstantin croyait jusqu'à ce qu'une innocente boulette de papier vienne contre sa chaussure.
Il se pencha et la regarda. On pouvait apercevoir, entre ses plis, des caractères qui lui étaient inconnus, chinoirs, japonais, quelque chose dans ce goût là. Pour sa part il connaissait déjà deux alphabets et c'était déjà beaucoup.
D'ailleurs si il avait su lire ce genre de caractère peut-être ne l'eut il pas fait, ça ne le concernait pas et c'était rentrer dans la vie privée de quelqu'un. On ne s emêlait pas de la vie des autres...

Assise sur un banc, quelques mètre plus loin une jeune fille qui savourait son croissant tout en se laissant aller à ses réflexions. N'y avait til rien de plus agréable que de pouvoir laisser flâner son esprit ainsi?

Il s'approcha et remarqua l'enveloppe aux côtés de celle-ci. Il y assimila la lettre qu'il venait de rencontrer quelques mètres plus loin.

Il salua poliement la demoiselle d'un:

-Bonjour mademoiselle et bon appétit prononcé avec cet accent si caractéritique des russes qui faisait toute leur différence mais aussi tout leur charme.
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Kimiko Ôno (MOINS là)
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MessageSujet: Re: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Lun 1 Sep - 0:00


    Où était-elle. Au japon, entrain de semer un voile de bonheur à travers ces ruelles ou bien à Lunel, assise sur ce banc à manger ce croissant dans ce square. Le square, ce lieu qu’on qualifierait de charmant qui ne l’est pas vraiment à vrai dire. Désertique dans ce coma profond ; silencieux, plus aucun signe de vie, seul les feuilles des arbres qui s’adonnaient à des caresses sensuelles entre elles. Ce bruit si relaxant rappelait ces eaux calmes des jardins asiatiques que Kimiko avait longtemps côtoyé pendant son enfance. Ce son, cette ambiance… on y était tout du moins presque. Ne manquait plus que quelques ingrédients pour y être. Être au Japon, pardi.
    Son croissant à moitié fini, la jeune asiatique se proposa de faire une pause. Une pause pour lui permettre d’observer d’un plus prêt ce lieu. Il est vrai que l’on était loin des jardins asiatiques mais plutôt de ces parcs qui tapissent les alentours des campus américains. Enfin, nous ne sommes pas ici pour polémiquer sur ce square, voyant ! Un peu perdu par ce lieu, son regard navigua de droite à gauche, de haut en bas tout en exécutant un chemin illogique. Les arbres, la pelouse, les bancs et les petits chemins en terre battue, tout y passé. Son analysé qui était loin d’être logique s’arrêta brusquement sur des chaussures. A qui pouvaient-elles appartenir. Ses petits yeux bridés escaladèrent discrètement cet inconnu qui s’approcha, s’approcha d’elle. Faire comme si tu ne l’avais pas vu, c’était ce que c’était dit Kimiko, faire comme si elle était perdue dans ses pensées et qu’elle mangeait cette charmante et délicieuse viennoiserie qui lui avait fait de l’œil chez le boulanger. Toute fois, elle ne put s’empêcher de déposer un dernier regard sur cet homme qui semblait s’être arrêté. Curieuse, peut-être même un peu trop, elle observa ce type se baissa pour ramasser un bout de papier. Une boulette de papier… Sa…lettre. Son cœur battant, Kimiko espérait bien qu’il ne sache pas lire le japonais et qu’il ne prête guère attention à ce qui était inscrit à l’intérieur. Pire encore, qu’il vienne lui faire la morale comme un bon écologique avec un discours entendu partout, dit et redit par tous : « Ce n’est pas bien de polluer ! ». Polluer, on le fait tous. Tous sans le savoir. Si ce n’est pas avec nos détritus, c’est avec nos mots et nos phrases jeter en l’air.

    Le bruit des pas reprirent comme un orchestre unisson mais la jeune asiatique n’y fit pas attention. Il marchait, il se promenait, il se baladait. Sa route allait donc continuer, n’est-ce pas ? Ses prunelles bridées déposées sur son croissant, la cavalière nippone allait entamer la fin de son repas lorsque soudain une voix vint se déposer au creux de ses oreilles. Une voix douce, charmante mais étrange. L’accent rajouta un rythme mélodieux à cette voix masculine. Un accent de l’est, de l’ex-URSS semblerait-il mais Kimiko ne savait pas vraiment. Elle n’avait jamais réellement entendu parler un homme de cette région alors on suppose. Supposer était le fort de la jeune adolescente, son pêché mignon si vous préférez.
    Elle leva les yeux sur cet individu. C’était bien celui qu’elle venait vaguement d’identifier auparavant.
    - Kon…Bonjour ! Eh merci.
    Un vague son de mot japonais s’était apprêté à sortir de sa bouche lorsqu’elle rattrapa le coup avec ce fameux bonjour que tout le monde se disait lorsqu’on se rencontrait quelque part. Quelque part comme ici, dans le square.
    L’asiatique suivit un court instant le regard de ce jeune homme. Que regardait-il. On aurait pu croire que c’était le croissant mais non. Les yeux posés sur l’enveloppe qu’elle avait préalablement ouverte, Kimiko balada discrètement sa main sur le banc jusqu’à atteindre l’enveloppe et la tira discrètement vers elle. L’opération commando était lancée. Espérant que cet inconnu n’y voit que du feu même si cela allait être fortement le contraire. L’enveloppe était alors à présent cachée par une petite partie de sa veste en cuir. Faire comme si rien ne s’était passé, c’était encore ce que se disait Kimiko. Histoire de faire oublier son enveloppe, la petite asiatique lança au jeune homme tout en regardant un instant son croissant.
    - T’en veux un bout ?
    Elle savait bien et se doutait qu’il n’allait pas accepter mais elle avait envie de faire oublier son enveloppe et sa lettre. En attendant sa réponse, elle opta à faire une autopsie brève de celui qui venait de lui adresser la parole. Son allure générale pouvait laisser entendre qu’il pratiquait un sport mais lequel : football, handball, tennis, équitation et on en passe. Quant à son look, il fallait l’avoue que ce n’était pas du déjà vu ni même du copier-coller des personnes que l’on pouvait croiser dans la rue. Il était particulier de sa coiffure en passant par ses habits jusqu’à sa façon d’être. Un être original que l’on ne croiserait pas tous les jours.
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Konstantin Pechkov
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MessageSujet: Re: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Lun 1 Sep - 10:03

La France avait ceci de charmant que chaque ville ou presque avait ce côté très bourgeois du XIX° siècle avec ses petits squares agrementés, le plus souvent, par un kiosque où jouent, souvent pour le 21 juin, des groupes de musiques. Pour Konstantin l'imaginaire de ce lieu rendait presque de la musique de l'entre deux... Il s'imaginait les bals musettes qui avaient pu avoir lieu ici. Si ça se trouve, et c'était sans doute le cas, des couples s'y étaient formés. Peut-être même qu'ils continuaient de s'y promener, si leur vie ne s'était pas arrêtée brusquement avant, souvenir d'une jeunesse, d'une innocence, d'un début de vie agréable.
Ce n'était apparement pas le cas à cette heure du matin. A croire que personnes n'iamaient sortir au petit matin dans cette petite ville.
Et pourtant Konstantin avait déjà rencontré deux preuves que la vie était présente: une feuille qui laissait entrevoir ses caractères sans laisser découvrir ses secrets; et une jeune fille bien singulière qu'il venait de saluer et qui le lui rendait.

Si Konstantin n'était pas expert en langue étrangère, l'accent, et le début de phrase de la demoiselle lui avait clairement dit que, si il avait encore des doutes, elle n'était pas française, et elle était sans doute liée à la lettre qui volettait plus loin emportait par ce petit vent caractéristique du sud...
Si il n'avait pas eu les yeux rivés sur l'enveloppe, sans doute n'aurait-il pas vu la jeune fille tenter de la dissimuler sous son manteau. Ce geste le conforta dans l'idée qu'il n'avait rien à faire avec cette lettre, ce n'était pas ses affaires... Et pourtant, comme chaque être humain digne de ce nom, il était curieux. Mais non, il n'enf ferrai rien... Du moins par pour l'instant. Et puis il ne la connaissait même pas cette demoiselle.

Une fois l'enveloppe hors de son champ de vision, Konstantin s'interessa un peu plus attentivement à la jeune fille. Elle était assise et il était difficile d'apprécier sa taille dans cette position, mais il devinait qu'elle ne dépassait pas un mètre soixante. A sa réponse à son bonjour, il pouvait penser au Japon plutôt qu'à la Chine mais il ne connaissait pas franchement les deux cétait plus un jeu avec ses amis que d'apprendre à dire trois mots dans un maximum de langue et ça datait un peu.

Il fut surpris par la proposition de la jeune fille qui lui proposait un bout de son croissant. Poliement il refusa par un
- niet
très marqué. Elle lui en avait fait perdre son français déjà très rudimentaire et par la même occasion son latin.
Il se reprit et dit à la jeune fille:
- Non merci, c'est très gentil.
Un bout de croissant gratuit! Sa conscience lui disait juste qu'il était idiot. Oui sur le coup il se faisait mentalement dénigré par cette petit voix qu'on connait tous et qui nous dit une fois de temps en temps: "T'es vraiment débile toi...".
Mais, comme pour se rassurer, il plongea ses mains dans ses poches et sentit a pièce de 2€. Bientôt il en aurait un entier rien que pour lui... niark niark niark
- Je préfère vous laisser savourer le vôtre.

Maintenant que la conversation était entamée Konstantin jugea qu'il pouvait se permettre de la continuer un peu. Pourquoi? Parce qu'il se sentait seul ce matin? Pas vraiment, peut-être juste parce que ça faisait du bien avant d'entamer une novuelle journée de travail, de pouvoir être un peu soi-même. Le silence s'installait progressivement entre les deux jeunes gens. Konstantin se sentait observé par la jeune fille, mais il faisait de même, détaillant la robe de celle-ci. Effectivement c'était une tenue peu commune. Mais pourquoi pas? Elle la portait bien.
- Très jolie robe sur vous.
dit-il. Ce qui voulait plus ou moins signifier: je ne suis pas sûr que sur quelqu'un d'autre elle rende aussi bien...
Les fleurs ça n'allaient pas à tout le monde.
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MessageSujet: Re: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Lun 1 Sep - 21:08


    « Niet » mais que signifiait ce mot. Niet. Quelle était cette expression ? Sûrement l’une du dialecte de ce jeune homme. Après mûre réflexion, on pouvait identifier un sens négatif avec le son bref du n. Le mot se baladait dans l’esprit de l’asiatique qui ne savait plus trop quoi penser. Après tout, elle n’était pas venue ici pour découvrir un nouveau mot, un nouveau vocabulaire ni même une nouvelle langue même si cette dernière l’intriguée beaucoup. Il parlait français mais il venait de prononcer un mot**** qui était absent du vocabulaire de la petite Kimiko. Il y avait de grande chance pour que ce ne soit pas du français. L’homme ou plutôt le jeune homme corrigea sa faute linguistique comme elle l’avait fait quelque temps auparavant.
    Un rictus amusé invisible se dessina sur les lèvres de l’adolescente. Le « très gentil » ne la laissa pas indifférente. Il est vrai qu’il parlait de la proposition qu’elle venait de lui faire. Proposition, non. On devrait plus appeler cela ruse. La ruse de Kimiko, oui c’est bien cela. Elle venait d’essayer de faire gommer cette histoire d’enveloppe et de lettre et elle semblait y être parvenue. Il ne manquerait plus qu’il ne lui demande si cette pauvre boulette de papier abandonnée lâchement par son lecteur ne lui appartenait pas. Il faut se montrer vraiment culotter pour demander ceci et se montrer très curieux et sans indiscrétion.
    - Tant pis pour toi !
    Lâcha la jeune fille d’un ton légèrement amusé. A vrai dire, elle n’avait pas faut mais elle se doutait bien qu’il n’allait pas accepter. Pourtant, il était si étrange qu’on aurait pu s’attendre à une toute autre forme de réponse. Cette dernière était si détachée et formulée si poliment qu’elle avait ce côté authentique qu’on ne croyait pouvoir n’entendre que dans les récits écrits prononcés par ces personnages fictifs parfaits. De nos jours, il était rare d’entendre cette forme de politesse orale ; on avait plus le droit à des apocopes sur tous les mots qu’autre chose avec un charabia imaginaire que les jeunes adolescents s’invente, à noter qu’ils sont les seuls à le comprendre entre eux.

    J’en aurais plus pour moi. C’était bien ce que pensait la jeune asiatique lorsqu’elle s’apprêta à nouveau à piocher dans son croissant. Avec les minutes qui s’étaient écoulées à une rapidité déconcertante, il fallait l’avouer… il n’était plus tiède mais toujours aussi goûteux. Savourer, il avait trouvé le mot juste. Savourer est un verbe passe partout, vous savez. On l’utilise dans presque toutes les situations possibles et inimaginables en fait… c’est le même principe pour les autres mots tout bêtement !
    Son regard se baladait comme un curseur de souris sur l’écran que formait le jeune homme. La balade était rapide mais peu déplaisante. En une fraction de seconde, Kimiko eut le temps d’identifier et d’analyser la globalité de l’être humain se tenant debout face à elle. Elle avait totalement oublié la possibilité que ce dernier fasse la même chose de son côté. A quoi bon, elle n’avait pas un physique exceptionnel, une banale asiatique comme on pourrait en croiser une dizaine dans la rue. Bon d’accord, elle n’avait pas un style vestimentaire commun au contraire elle jouait sur l’originalité de ses vêtements. Aujourd’hui, elle avait opté pour la simplicité. Une banale robe fleurit qu’elle s’était achetée dans une friperie non loin de là. Cette dernière ne semblait pas laisser indifférent à l’écoute de ces dires. « Très jolie la robe ». Parlait-il de la robe proprement dit ou bien de la manière dont elle était portée sur la petite demoiselle. Ses prunelles exécutèrent une figure du bas vers le haut, observant discrètement l’habit qu’elle portait jusqu’au regard de ce jeune homme.
    - Euh…
    Ce faible bruit sonore sortie de la bouche de Kimiko, un signe de gène ou bien de timidité, on ne sait pas. Soudainement, elle se rappela d’un passage de la lettre que lui avait écrit Nobuo : Promets-moi de faire attention à toi. Je te promets Nobu’, je ferais très attention à moi, se dit la jeune fille. La réflexion de l’inconnu était peu anodine et plutôt étrangère. Etrangère comme lui mais aussi Kimiko. Elle ne se considérait pas française malgré sa carte de séjour, un papier administratif ne faisait pas le tout. Elle était japonaise et elle le resterait…
    - Merci bien.
    Dit-elle gentiment, un sourire légèrement gêné s’était dessiné sur ses douces lèvres avant de reprendre.
    - Tu sais, tu peux me tutoyer !
    Cela faisait quelques minutes qu’elle avait remarqué le vouvoiement du jeune homme. Certes, c’était peu déplaisant et montrait une forme de respect de sa part. Cette forme de politesse était parfaite lorsqu'on s'adressait à un supérieur ou même encore à un... inconnu. Inconnu, c'est vrai : ils ne se connaissent pas et elle ne sait même pas son prénom. Toute fois, Kimiko trouvait toujours plus agréable et sympathique de tutoyer la personne à qui on s'adresse surtout dans ce cadre de rencontre, le square.

    La demoiselle asiatique observa le jeune homme qui se tenait debout en face d'elle sans même un mouvement. Il pourrait s'asseoir s'il le souhaiterait surtout que l'endroit est parsemé de bancs. Entreprenante, Kimiko attrapa son sac qu'elle tira vers elle avant de faire signe à l'inconnu.
    - Tu peux t'asseoir si tu veux!

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MessageSujet: Re: Un mal pour un bien | Konstantin & Kimiko   Ven 5 Sep - 15:21

Konstantin regarda la jeune fille debout dans le square. Il ne semblait pas même remarquer à quel point il avait l'air idiot debout comme ça. Les main dans les poches il songeait. Il y a toujours plein de questions philosohiques qui apparaissent dans les moments les plus innoportuns à la réflexion. Et là il n'était pas dans un de ces moments. Non, pour une fois il avait vidé son esprit et regardait seulement la jeune fille avaler son croissant dont il avait refusé un morceau quelques instants plus tôt tandis que sa conscience criait encore qu'il était un idiot fini.
Elle le détaillait elle aussi, c'étaait curieux comme deux personnes qui se rencontrent pour la premirère fois peuvent tenter de se faire une idée sur l'autre en regardant son apparence. Il était toutefois évident qu'elle n'allait pas juger Konstantin sur sa conversation, le pauvre n'en avait pas vraiment. Enfin c'est ce qu'il pensait.
On ne l'avait jamais remarqué pour ses talents d'orateurs...
Il l'avait complimenté sur sa robe, ele semblait gênée par les mots qu'il avait prononcés. Un "euh" lui fit ressentir la stupéfaction de la jeune fille, il parraissait pourtant évident à Konstantin qu'elle avait l'habitude de ce genre de compliment. Toutes les tenues devaient aller sur ce genre de silhouette.

Se tutoyer? Oui, pourquoi pas? Il n'avait plus l'habitude. Le français était devenu sa langue depuis qu'il travaillait ici mais tout le monde se vouvoyait sauf ses supérieurs et les gens qui le méprisait. Se faire tutoyer et tutoyer quelqu'un était un peu comme une nouveauté pour lui. Il espérait que ça ne serait pas mal interprêter cette forme de familiarité qu'il instaurerai en rompant ce respect tout poli qu'était ce vouvoiement.

Le jeune japonaise tira son sac vers elle et invita le jeune homme à s'asseoir à ses côté. Konstantin s'approcha en la remerciant.
- Merci

Maintenant qu'ils se tutoyaient peut-être était il concevable qu'ils échangent, par simple politesse, si ce n'est leurs noms, au moins leur prénoms ou diminutifs... Ne serai-ce que pour stopper cette grosse inconnue qu'ils étaient l'un pour l'autre. Remplacer ce "elle" par un nom qui deviendrai la désinence de cet être.
- Je m'appelle Konstantin. finit-il par lui dire pour rompre le silence et ancer les présentations.
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