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 Raphaël Mancini-Risso

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Raphaël Mancini Risso
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MessageSujet: Raphaël Mancini-Risso   Dim 20 Juil - 19:22

F I C H E . D E . R A P H A Ë L . M A N C I N I - R I S S O

« Vis comme si tu devais mourir ce soir... »


    NOM : Mancini-Risso. (Manntchini : Nom italien)
    PRENOM : Raphaël.
    ÂGE : 16 ans. 12 et 4. Les deux vies de Raphaël.
    SEXE : Masculiin [et là, vous êtes soulagés parce que vous êtes en pénurie de garçons]
    NATIONALITE : Françaiise [pour faire original]
    DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Le 7e jour du cinquième mois de l’an mil neuf cent quatre-vingt-douze à 7 heures 21 du matin. Voie Lactée -> Système solaire -> Planète Terre -> Hémisphère Nord -> Europe -> Europe de l’Ouest -> France -> Sud de la France -> Région Provence-Alpes-Côte d’Azur -> Département Alpes Maritimes -> Côte d’Azur -> Ville de Nice -> Quartier de Fabron -> Avenue de la Californie -> Numéro 84. C’est assez précis ?

    CLASSE SOCIALE : Moyenne, c’est le moins que l’on puisse dire.
    FAMILLE : Huhu, ça dépend, vous parlez de laquelle ? Soyons sérieux. Raphaël est orphelin, il n’a donc plus ses parents ni sa grande sœur. En revanche, il a été adopté, par un gentil couple du nom de Philippe et Fabienne Risso, éleveurs de chevaux de leur état, et se retrouve ainsi avec une petite sœur d’une dizaine d’années, Julie.
    LIEU DE VIE : Voie lactée -> Système solaire […] -> Arrière-pays niçois -> Commune de Peille -> Écuries Risso -> La jolie maison en pierres recouverte de lierre, là.


    CARACTERE : Raphaël est un gentil. Calme et doux, il a des apparences d’adolescent rêveur et tranquille, qui ne cherche pas les ennuis ni ne les provoque. Et de fait, il a une gentillesse sans pareille, et un tempérament extraordinairement paisible ; jamais un mot plus haut que l’autre, comme s’il pouvait tout supporter sans s’énerver. On a déjà profité et abusé de sa gentillesse naturelle, c’est pourquoi désormais il se méfie un peu plus, mais il reste néanmoins quelqu’un d’ouvert et d’attentionné envers les autres. N’allez pas croire pour autant qu’il a un caractère faible ou fragile ! Simplement, il a acquis avec le temps une sagesse et même une philosophie de la vie plus que rare pour son âge, comprenant que se démener à grands fracas et enrager perpétuellement ne mène à rien et ne change guère le cours de l’existence… Ainsi donc, il juge plus simple de rester zen et détaché, d’humeur égale en toute circonstance, et certains y verront la preuve qu’il ne s’investit jamais, n’accorde d’importance à rien –c’est faux ! Même s’il est vrai qu’il y a une certaine coupure entre lui et le reste du monde, il n’est pas pour autant indifférent à tout, loin de là. Mais là où d’autres s’enlisent et se désespèrent, lui sait prendre de la distance avec les événements et relativiser ce qui se passe.
    Il aime vivre. Il sait que ses jours sont comptés et plus que tout autre, est conscient de la fragilité de l’existence, à commencer par la sienne. Il a donc appris à vivre au présent, à savourer l’instant sans se soucier le moins du monde du futur, proche ou lointain. Peu à peu il a perdu l’habitude de parler au futur et de construire des projets à plus ou moins longue échéance… Il croque la vie, la dévore même, il veut être le plus heureux possible chaque jour, chaque seconde, et vivre plus intensément que tout les autres. Très bon guitariste, il semble vouer son âme à sa guitare et il est rare de le voir se balader sans son étui dans le dos.
    Sociable, Raphaël se mêle facilement aux gens et se fait très vite des amis. Tout le monde ne peut que l’apprécier, avec sa bonne humeur perpétuelle, sa patience et son talent pour la conversation. La question est de savoir si lui apprécie les autres… Il aime la compagnie, certes, et même s’il a des besoins de solitude certains jours, en règle générale il ne se met jamais à l’écart. Oui, il apprécie tout le monde tant qu’on ne lui fait pas directement de mal, mais même à ses amis, il n’arrive pas à donner sa confiance. Il faut vraiment être très très proche de lui pour s’en faire aimer sincèrement et obtenir peu à peu des bribes de sa confiance brisée…
    Très sensible aux autres, fin psychologue, il sent les blessures de ceux qui l’entourent, même les plus enfouies. Cependant, il n’est pas curieux et si on ne prend pas l’initiative de lui parler, il ne pose pas de questions indiscrètes. À Raphaël, on confie tout, même sans le connaître de très près. Il inspire immédiatement confiance, de par son physique mais aussi par sa manière d’être, de vous regarder comme s’il savait déjà, d’écouter intensément. Il prête une oreille attentive à toutes les confidences, sans jamais juger ce qu’on lui dit, et même s’il est peu loquace, quelques mots lui suffisent bien souvent pour consoler ou apaiser. Et surtout, jamais on ne le prendra à répéter quoi que ce soit…
    Sous ces appparences anodines se cachent pourtant des séquelles et des traumatismes. Ainsi, cette tendance à constamment rêvasser. Le rêve est jusqu’ici la seule échappatoire qu’il ait pu trouver à part la musique… De plus, il ne supporte pas d’être dans une pièce fermée. Il faut toujours que la porte soit ouverte, que la sortie soit visible et facile d’accès, sans quoi il fait une crise de claustrophobie aigue. La salle peut être grande, lumineuse, agréable, si la porte n’est pas ouverte Raphaël ne le supporte pas. Et encore, il s’est amélioré, car auparavant le simple fait de rester entre quatre murs lui était insoutenable. Bien que très sociable, le garçon craint pourtant le contact physique avec les autres. Il ne supporte pas d’être touché par surprise. Bien sûr, il y a des exceptions : il se laisse faire par les rares êtres qu’il aime et en lesquels il a confiance, même s’il n’apprécie que très modérément quand c’est par surprise. Et de lui-même, il n’est pas rare qu’il fasse le premier pas avec ces gens-là. Mais pour ce qui est des autres, il lui faut toujours une « distance de sécurité ». Enfin, dernière « bizzarerie » même si celle-ci est moindre, il juge les gens sur leurs mains uniquement. En effet, il a pu longuement remarquer que ce sont les meilleurs indices pour savoir précisément à qui l’on a affaire. Une belle dame distinguée peut avoir des mains de maçon et alors, il sait avec certitude que cette beauté et cette classe apparente ne sont que pure illusion.
    Je disais donc, un tempérament doux et paisible, et on pourrait facilement croire qu’on peut tout imposer à Raphaël. C’est là l’erreur, la grosse erreur, que font beaucoup de gens. En vérité, il ne fait que ce qui lui plaît ou ne lui porte pas préjudice. L’éventail est très large, d’autant qu’il ne rechigne jamais à venir en aide à quelqu’un. Mais autant il rend volontiers service, autant on ne peut rien le forcer à faire. S’il a décidé qu’il ne ferait pas, il ne fera pas. Point barre. De plus, il ne supporte pas que l’on s’en prenne à certaines personnes faibles ou auxquelles il tient particulièrement, et dans ces cas-là, il devient beaucoup, beaucoup moins sympathique… Si sa propre défense paraît lui importer peu, celle de ceux –celle- qu’il aime, en revanche…
    Il y a tout de même une situation qui rend Raphaël absolument différent de tout ce que vous pouvez voir le reste du temps. Lorsqu’il saigne. Surprenant, hein ? En fait, peut-être pas. Il voue une telle haine à lui-même et à son propre sang… Si au quotidien cette rage est tout à fait contenue, quand l’hémoglobine perce sa peau, il ne se contient plus et sincèrement, évitez-le. Car il devient complètement imprévisible et d’une très mauvaise humeur, et pourrait bien dire ou faire des choses qu’il regretterait plus tard.

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Raphaël Mancini Risso
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MessageSujet: Re: Raphaël Mancini-Risso   Dim 20 Juil - 19:23

    HISTOIRE : Notre histoire –son histoire- commence comme un conte de fées. Ou plutôt non, elle commence de la manière la plus banale qui soit, comme de nombreuses autres histoires d’autres gens normaux et heureux dans ce vaste monde. Par bien des aspects tout de même, on peut dire que Raphaël fut chanceux à sa naissance. Tant d’enfants naissent dans des familles misérables, dans des pays défavorisés, voués à la pauvreté et à la maladie dès leur arrivée sur Terre. Raphaël, lui, eut le pot de naître en Occident, dans ce beau pays nommé France. Et qui plus est, dans une des plus belles régions du pays : la Côte d’Azur. Ajoutons à cela que sa famille, loin d’être riche cependant, avait assez d’argent pour leur assurer une vie paisible. Oui, Raphaël eut de la chance lorsqu’il vit le jour dans un hôpital niçois, à deux pas de chez ses parents : la « grande maison bleue », autrement dit l’hôpital Lenval sur la célèbre Promenade des Anglais. Oh, bien sûr, vous devez tous vous dire que ce n’est pas une si grande chance que de voir ainsi le jour ; tant d’enfants naissent dans les mêmes circonstances ! Je suis bien d’accord, et je suis consciente aussi qu’il y a bien des bébés qui sont mieux lottis que lui le premier jour de leur vie. Mais il n’empêche que Raphaël, comme tous les bébés qui naissent dans un pays tel la France et dans une famille aimante, ont une chance indéniable. Et que rien ne le prédestinait à la suite plus dramatique des événements de sa vie.
    Passons.
    Il faut tout de même ajouter que le garçon eut également la fortune de naître beau, ce qui va tout de même singulièrement lui simplifier les choses lorsqu’il grandira.
    Toujours est-il que, le 7 mai 1992 à 7 heures 21 du matin, un bébé aux yeux bleus poussa son premier cri dans la chambre de l’hôpital Lenval.
    « Raphaël. Oui, nous l’appellerons Raphaël. »
    Ses parents, M. et Mme Mancini, étaient aux anges ce jour-là.
    Le bébé grandit et devint petit garçon dans la grande maison du 84 avenue de la Californie. Il avait tout pour être heureux –et il l’était. Ses parents étaient très présents, affectueux et attentionnés. Sa sœur, de cinq ans son aînée, l’adorait et s’occupait tout le temps de lui. En grandissant, il prit l’habitude de se balader dans le quartier, en poussant chaque fois de plus en plus loin son exploration des lieux. Nice lui appartenait quand il chantait de tout son cœur l’hymne du comté. Viva nissa la bella !
    Les Mancini, musiciens, initièrent très tôt leur fils à la musique et à six ans, il débuta le piano, instrument pour lequel il avait incontestablement un don. Après trois ans, il maîtrisait bien assez le piano pour se permettre d’apprendre un second instrument en parallèle, et ce fut la guitare, la guitare qui dès les premiers jours devint de très loin son instrument préféré, sa passion absolue. Deux ans plus tard ses parents l’initièrent au violon, mais Raphaël n’eut jamais l’occasion d’en apprendre plus que les bases.
    Cette vie parfaite et idyllique prit fin le 30 avril 2002 très exactement, soit une semaine avant les dix ans du petit garçon, quand la chance tourna et l’abandonna pour un moment… Le jour où Serena, sa grande sœur, entra à l’hôpital pour n’en plus ressortir. Elle y était allée pour une simple visite de contrôle, rien de bien important. Au passage, elle avait montré à son médecin les taches étranges qui se formaient sur ses bras et le reste de son corps. Le diagnostic tomba, comme un couperet : leucémie. Elle était malade, gravement malade, il était déjà très tard. Elle fut immédiatement hospitalisée et les soins intensifs commencèrent. Ses parents s’inquiétaient terriblement, atrocement pour elle, et commencèrent à camper à l’hôpital, y passant chacun des heures chaque jour. Raphaël n’en avait pas le droit, les enfants étant interdits de visite dans les chambres de certains malades. Il restait donc seul dans son coin, délaissé. Le 7 mai 2002, tout le monde oublia son anniversaire.
    Le temps passa, l’état de Serena ne s’améliorait guère. Il y avait de brèves améliorations, de terribles rechutes, et la jeune fille dépérissait tandis que ses parents se rongeaient les sangs et en oubliaient presque qu’ils avaient aussi un fils, en bonne santé mais qui souffrait terriblement. Les parents, constamment les nerfs à vif, se disputaient tout le temps quand ils n’étaient pas au chevet de leur fille, et passaient leurs humeurs sur Raphaël. Il encaissait sans rien dire, se réfugiait dans ses rêves, avec sa guitare.
    Il revit Serena à Noël et à son anniversaire, quand les médecins lui laissèrent une autorisation de sortie d’une journée pour revoir sa famille. Il put également aller la voir à l’hôpital, une fois, une seule, plus d’un an après son hospitalisation. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Un squelette pâle et épuisé, agonisant, elle avait perdu ses cheveux, ses sourcils, tout. C’est à peine si elle put lui dire quelques mots. La vue de sa sœur qu’il aimait tant dans cet état traumatisa Raphaël. Quelques semaines plus tard, on annonça à la famille éplorée le décès de Serena Mancini.
    Mais il fallait continuer, vivre, trouver le courage de se lever, de continuer à exister. Les parents de Raphaël n’étaient plus rien depuis la mort de leur fille, ils étaient comme vidés de leur substance. Néanmoins, comme s’il se souvenaient seulement maintenant qu’il leur restait un enfant, ils tentèrent de reprendre le dessus en s’occupant de Raphaël.
    Le drame éclata, comme si le garçon n’avait pas été suffisamment éprouvé ainsi.
    Ils étaient au centre commercial, ses parents et lui. Un samedi comme un autre, beaucoup de passage, des couleurs, des rires, des lumières.
    Un coup de feu. Puis un autre. Une fusillade. Du sang, des cris, des coups de feu, des coups de feu, des coups de feu, comme des coups de tonerre dans le ciel d’orage qu’était devenue la vie de Raphaël. La panique, tout le monde court, veut se réfugier, maman, maman, où es-tu ? Il voit sous ses yeux ses parents s’écrouler, tués sur le coup par une balle qui leur laisse un gros trou rouge dans le corps. D’autres gens meurent, plein de gens, que de sang, il a peur, il a peur, soudain la douleur irradie son corps, insoutenable, il tombe, il tombe, il tombe…
    Le 12 novembre 2004 dans un centre commercial niçois, deux jeunes hommes ouvrirent le feu sur les passants. On n’a jamais su pourquoi. On n’a jamais su comment il se sont procuré leur armes. Ils ont tué des dizaines de personnes, en ont blessé nombre d’autres, et ce sans raison. On a fait, bien sûr, un parallèle avec les événements tragiques de Colombia, les deux jeunes qui avaient tué d’autres étudiants.
    Mais tout cela, Raphaël s’en fichait. Tout ce qu’il savait, c’est que ses parents étaient morts et qu’à son réveil, il était dans une grande salle blanche dont la lumière lui blessait les yeux. Grièvement blessé, il avait dû recevoir une perfusion de sang.
    Ce sang n’avait pas été contrôlé.
    Ce sang était contaminé.
    Et à l’âge de 12 ans, Raphaël Mancini a attrapé le mortel syndrome d’immuno-déficience acquise. Plus connu sous les initiales s.i.d.a.
    Vous ne pouvez pas imaginez la souffrance de cet enfant, cet enfant qui a appris presque le même jour qu’il était orphelin et qu’il avait l’une des maladies les plus mortelles et les plus craintes du XXIe siècle. Une maladie d’adulte dans le corps de ce petit garçon fluet.
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Raphaël Mancini Risso
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MessageSujet: Re: Raphaël Mancini-Risso   Dim 20 Juil - 19:25

    Une fois guéri, Raphaël a été placé en foyer. Parmi les surveillants sa séropositivité n’était pas un secret et le bruit s’est peu à peu répandu. Certains surveillants refusaient de l’approcher de trop près, l’un d’eux, cruel, le frappait chaque fois qu’il le voyait. Les autres enfants, en apprenant la chose, l’ont rejeté en bloc. Plus personne ne l’approchait, ne lui parlait, tous les plus mauvais coups étaient montés contre lui, le « mec qui a une maladie de pédé ». Après avoir vu la mort de ses parents, après avoir appris sa maladie, Raphaël essuyait la haine et le rejet et il en fallait moins pour le rendre insupportable. Traumatisé, il est devenu violent, hargneux, colérique. On l’a changé de foyer pour le sauver de cette ambiance déplorable, mais il était devenu asocial, il martyrisait les autres enfants, s’opposait sans hésitation à tous les adultes. C’était maintenant un enfant méchant. Carrément.
    Plusieurs familles se proposèrent de l’accueillir, mais Raphaël était bien trop pénible pour rester plus de quelques jours dans une maison. Il faisait tout pour se faire détester, même les plus patients des adultes ne pouvaient plus le voir en peinture après quelque temps.
    Cependant, un jour, un couple voulut d’adopter. M. et Mme Risso, qui vivaient dans l’arrière-pays avec quelques chevaux et leur petite fille et ne parvenaient pas à avoir d’autre enfant. C’était de la folie, de la folie pure, mais ils tinrent à adopter Raphaël et ils supportèrent avec une patience inaltérable le caractère ignoble du garçon. Fabienne Risso était psychologue et savait à quoi s’en tenir au sujet de l’enfant. Elle voyait bien que tout cette haine qu’il montrait n’était dirigée que contre lui-même et ce qu’il était devenu.
    Les Risso avaient quelques chevaux et une carrière et Philippe, le père, organisait cours et balades dans le coin. Raphaël découvrit ces grands animaux qu’il n’avait jusque-là jamais côtoyés, et ce fut le début d’une grande passion. Les Risso le laissèrent rigoureusement seul au début, quand il faisait connaissance avec les chevaux. Lorsqu’il fut assez en confiance et définitivement sous leur charme, ils lui apprirent à monter et à s’en occuper. Même si le garçon demeurait assez insolent, il écoutait cependant ce qu’on lui disait et progressait très vite.
    L’équitation, une thérapie ? Si vous en doutiez en voici la preuve. Les mois passant, Raphaël changea grâce à sa fréquentation des chevaux mais aussi au suivi psychologique qu’assurait Fabienne et qui lui a permis, peu à peu, de vaincre ses traumatismes. Enfermé, Raphaël devenait quasiment fou, à cause de la fusillade à laquelle il avait survécu de peu. Son comportement était qualifié de « limite autiste » par les médecins. Mais le garçon a découvert ce sport d’extérieur et le goût de la liberté, il a réappris la patience, la douceur, le calme, la tendresse, le bonheur, l’amour aussi…
    Tout seul, il a compris que toute la rage et la haine qu’il portait en lui contre sa maladie, le regard des autres et le futur qu’il n’aurait jamais ne servait à rien. Il a relativisé, philosophé aussi, a compris beaucoup de choses au fil des années passées chez les Risso, jusqu’à se forger ce tempérament paisible que tout le monde connaît. Il a repris goût à l’existence et s’est habitué à vivre au présent, sans se compliquer la vie.
    Oui, les chevaux l’ont sauvé.
    Désormais, donc, il est guéri en surface de tous ses traumatismes, malgré sa claustrophobie et tout le reste. Il a progressé et est devenu bon cavalier, mais il préfère se trouver près des chevaux et se lier avec eux que les monter. Officiellement, il est le fils de Fabienne et Philippe Risso et il les aime énormément. Mais il n’a jamais réussi à les appeler Papa et Maman, et les Risso ne le lui ont jamais demandé car ils préfèrent que leur fils adoptif se souvienne de ses vrais parents.
    Venir étudier à la Rose Noire est pour lui une occasion unique et fantastique dont il compte bien profiter au maximum. PERSONNE, et je dis bien PERSONNE, ne sait rien de sa maladie. Bien sûr, il a rempli la fiche infirmerie, mais ces données sont confidentielles et seuls les profs et les directeurs sont au courant de sa séropositivité. Raphaël fera tout pour que personne ne sache rien, car il a déjà fait l’expérience des réactions des gens, entre dégoût et pitié, et ne supporte pas plus l’un que l’autre.
    DEscriptION PHYSIQUE : De taille moyenne, quelque 1m70 environ, il a une silhouette élancée mais surtout très mince. Autrefois enfant rachitique, Raphaël est resté très fluet. Son visage, bronzé, montre bien que le garçon passe une majorité de son temps au grand air. Ses traits fins, délicats presque, son nez droit, ses joues encore un peu arondies, n’ont rien de si remarquable, mais ce visage aux yeux verts est loin d’être dénué de charme, du moins au goût de ces demoiselles. Les fossettes qui se creusent dans les joues de l’adolescent quand il sourit n’y sont sûrement pas pour rien…
    Brun, Raphaël se coupe les cheveux à peu près tous les 32 du mois et se coiffe… quand il y pense. J’exagère ? Un tantinet, peut-être, mais il faut bien reconnaître que le garçon, qui se fiche royalement de son apparence, n’est pas un grand amateur de peignes et que sa tignasse est souvent ébouriffée, ce qui accentue la finesse de son visage.
    Qu’ajouter, qu’ajouter ? Peut-être dois-je parler de ses mains, puisque selon sa propre opinion, ce sont elles qui trahissent le plus une personnalité. Longues, fines, ce sont des mains de musiciens ; on devine le pianiste en voyant ses doigts souples et agiles. À force de jouer à la guitare, l’adolescent s’est totalement insensibilisé le bout des doigts de la main gauche, mais il arrive que de petites peaux mortes s’en détachent nombreuses après une longue heure de musique. Il a les ongles extrêmement courts à cette main, pour la guitare bien sûr, mais aussi parce qu’il se les ronge lorsqu’il est nerveux. Du reste, ses ongles sont les seules preuves de l’angoisse que Raphaël ressent parfois. En revanche à droite, il ne se mange jamais les ongles, obligé qu’il est de les garder assez longs pour jouer sans médiator. Si on peut leur trouver quelque chose de délicat, ces mains sont pourtant loin de l’être ; solides, elles sont habituées aux travaux manuels, à supporter le froid ou le travail, à tirer des longes ou a graisser des cuirs.
    STYLE VESTIMENTAIRE : Raphaël ne suit pas la mode. Les tee-shirts roses, les marques, tout ce genre de trucs qui font la tendance en ce moment, il trouve que c’est tout simplement hideux. Il a un style différent, un peu « bohème », toujours en Converses, jean et avec un tee-shirt quelconque, un polo ou un pull. Dès qu’il fait froid, il n’est pas rare de le voir avec son écharpe autour du cou, attachée d’une manière pour le moins originale mais qui a le mérite de lui aller bien. Ses couleurs ? Gris, bleu, pour le jean, kaki, beige, pour les Converses et le tee-shirt. Bien sûr il arrive qu’il change, mais le plus souvent il arbore ces coloris discrets qu’il affectionne.
    Dit comme ça, son style vestimentaire paraît au mieux quelconque, au pire ringard. Mais ça lui va, ça lui va impeccablement et on ne peut pas l’imaginer sans ses sempiternelles Converses ou son écharpe en hiver.
    AIME : En tout premier lieu, Raphaël aime sa guitare. Il a une guitare classique de marque Esteve, jolie et avec un excellent son, suffisamment résistante et qu’il emmène partout avec lui. Dire qu’il y tient comme à la prunelle de ses yeux est un euphémisme. S’il venait à la perdre ou à la casser, l’adolescent ne se le pardonnerait jamais. Elle n’est plus toute neuve, sa guitare, et ça se voit. Mais les années qui ont passé ont permis au bois de travailler, et le son n’en est qu’amélioré, d’autant que Raphaël la soigne tellement qu’elle fait beaucoup, beaucoup plus jeune que son âge réel.
    C’est également un très grand amateur de musique, que ce soit en l’écoutant ou en la jouant. Son MP3 n’est jamais bien loin de lui, glissé dans sa poche ou dans son sac, avec toutes les chansons culte pour l’adolescent, ses morceaux préférés ou ceux qui lui rappellent des souvenirs. Mais Raphaël ne se contente pas, lorsqu’il joue, de reprendre des morceaux : il compose souvent, suivant son humeur, et a déjà écrit nombre de mélodies, joyeuses ou mélancoliques selon son humeur du moment, dans des styles tout à fait différents, classique ou plus rock.
    L’adolescent aime les chevaux, bien évidemment. Mais attention, j’ai dit qu’il aime les chevaux, pas qu’il aime l’équitation. Certes, monter à cheval ne lui déplaît pas, au contraire il aime beaucoup ça et se sent vivre plus fort encore sur le dos de sa monture qu’à pieds. Mais il préfère les chevaux à l’équitation. J’ai l’air d’écrire du charabia ? Hum, je m’explique. Raphaël adore les chevaux, leur présence l’apaise, le réconforte, il leur voue une adoration totale. Il préfère être à leur niveau, s’en faire des amis et partager une complicité avec eux, plutôt que de se poser sur leur dos et de leur donner des ordres. Ce qui compte par-dessus tout pour lui, c’est le confort de cheval, sa santé et son plaisir. Avec son cheval, il commence par passer beaucoup de temps à pied, à s’en occuper, à le sortir, puis peu à peu à le travailler en liberté. Puis quand il sent le cheval prêt, il monte sur son dos et le fait travailler doucement, à intervalles plus ou moins espacés, en prenant toujours soin de privilégier leur relation aux performances. Conscient qu’un cheval a besoin de se dépenser, il n’est cependant pas d’accord avec ceux qui estiment que le travail leur suffit et qu’ils aiment cela. Il préfère nettement voir son cheval au pré pour la journée que dans une carrière, même si en tant que cavalier il aurait passé un meilleur moment à monter...
    Raphaël aime aussi… être heureux. Oui, on peut aimer être heureux et non, ce n’est pas le cas de tout le monde, loin s’en faut et ce, quoi que vous croyiez. Quand on aime être heureux, on fait tout pour l’être, non pas égoïstement en oubliant les autres et en amassant de l’argent par exemple, mais en étant de bonne humeur, en prenant tout avec le sourire, en trouvant un prétexte pour être heureux dans n’importe quelle situation. Il aime être heureux et il aime savourer chaque seconde et vivre dans l’instant, avec insouciance. La planification, les projets, très peu pour lui ! Vivre dans un certain imprévu, c’est mieux.
    N’AIME PAS : S’il y a bien une chose que Raphaël n’aime pas, c’est lui-même. Il a beau avoir l’air bien dans sa peau, l’adolescent se déteste et abhorre la maladie qu’il y a en lui. Au quotidien, cela ne se voit pas et lui-même n’y pense pas, mais dès qu’il saigne ou que quelque chose lui rappelle sa maladie, cette colère remonte à la surface. Et avec ça, il déteste les hôpitaux, les infirmières stupides qui l’ont contaminé, les piqûres et tout le tralala.
    Le garçon supporte assez difficilement les bruits de coups de feu ou ceux qui y ressemblent : les claquements, etc… lui rappellent avec beaucoup trop d’acuité la fusillade du centre commercial dont il fait encore des cauchemars.

    NIVEAU : Galop 2
    DICSIPLINE PREFEREE : Le travail en liberté pour communiquer avec son cheval ainsi que le saut même s’il en fait généralement peu de peur de dégoûter sa monture.
    DISCIPLINE DETESTEE : Aucune
    LE CHEVAL PARFAIT : Raphaël aime tous les chevaux et leur robe, leur race ou leur sexe n’y change rien. Bien sûr, il y a des qualités qu’il apprécie particulièrement chez un cheval : le respect, le courage, le goût de l’effort et du travail… Le goût du saut également n’est pas pour lui déplaire au contraire, lui-même adorant cette discipline. Il rêverait d’un cheval plutôt gentil qui aimerait qu’on s’occupe de lui et surtout, avec lequel il pourrait tout partager, être extrêmement complice, jouer dans le pré… Mais quel que soit la monture qu’on lui confie, on peut être sûr qu’il l’aimera et le soignera impeccablement.

      ____________________
    PUF : Zzz'zZ -La seule, l'unique Cool
    OÙ AVEZ-VOUS TROUVE LE FORUM ? Je sais pas, sur Internet peut-être ? xP
    DES IDEES ? Pitêtre… Razz
    PERSONNAGE SUR L’AVATAR : Drew Fuller
    CODE(S) : [ OK ] J’ai aussi la traduction si vous voulez =P
    NIVEAU REEL EN EQUITATION : G.6. Allez, on se motive pour le 7…
    MOT DE LA FIN ? J’ai fin faim ! Nuteellaaaaaaaa *bave*

Je voulais juste faire une dernière mise au point à propos de la maladie de Raphaël. J’suis sûre que vous êtes choqués =P
Il est séropositif mais pas sidéen. Cela signifie qu’il porte en lui le virus mais n’est pas malade, sa santé est parfaite, tout va bien si ce n’est qu’il peut transmettre la maladie. Cet état peut encore durer une journée ou vingt ans, on ne sait pas quand la maladie va se déclarer. Comme le lui ont dit les médecins « il y a des traitements aujourd’hui, qui augmentent la durée de vie… », cependant il ne se fait guère d’illusions.
Le sida ne se transmet que par le sang et le sperme. Depuis le temps, Raphaël sait prendre toutes les précautions. Quand il saigne il ne se laisse pas approcher, et à part ça il sait se servir des capotes *SBAAAFF*. Donc pas d’inquiétude xD




Dernière édition par Raphaël Mancini Risso le Mar 22 Juil - 20:43, édité 1 fois
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Eva Mirabelles
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MessageSujet: Re: Raphaël Mancini-Risso   Dim 20 Juil - 19:54

J'adooore ta fiche ! x)
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David Moss [ABS&HS U_
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MessageSujet: Re: Raphaël Mancini-Risso   Dim 20 Juil - 19:56

Bienvenue *Sbaf*
Hum, y'en a une qui a passé des jours et des jours à écrire et ça se voit
Que dire, que dire, tout est bon
Validé bien sûr xD

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Marion Duval
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MessageSujet: Re: Raphaël Mancini-Risso   Lun 28 Juil - 18:54

Bienvenue =)

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    « What will be the name of your children ? You can't hide forever. I can't see you. In the wheatfields. I have lost my sence of humour. Show me where you are. The grass is too tall. I can't even talk. The is no place. Down here. Small enough. For you to stay. I come back home and try to see. The hints you left for me. Never found the ring. Will you ever marry me ? »[/list]
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